
Je vous avais promis des plages à la beauté incroyable et une ribambelle de cocotiers… Faites-vous tout petits, parce que je vous emmène dans ma valise, direction la République dominicaine!
D’abord, l’escale en images, et après, le bavardage!
Sommaire du billet de blog
LES PLAGES DE RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Se baigner dans une carte postale

EL PUEBLO
Les couleurs de l’Amérique latine




LA MANGROVE
Entrelacs de racines

LES NOIX DE COCO
Des palmiers plein les yeux



Le parc de Los Haitises
De quoi rêver: un parc naturel d’îles posées sur une mer bleu azur, qui se confond avec le ciel. Des rochers vierges de toute présence humaine, mais recouverts de végétation et d’une multitude d’hôtes à pattes palmées… Bienvenue au paradis des pélicans, le parc national de los Haitises en République Dominicaine.
J’ai eu la chance d’y passer une journée, lors d’un séjour dans ce pays maravilloso cet hiver. J’en ai pris plein les yeux, pour mon premier voyage sur une île tropicale!
À los Haitises, il suffit de lever la tête pour apercevoir des dizaines d’oiseaux de mer, qui planent à quelques mètres du bateau. Car, évidemment, c’est par la voie des eaux qu’on visite cet endroit idyllique. Petit inventaire des hôtes des lieux…

Des colonies de pélicans…


Certains de ces pélicans ont d’ailleurs des têtes assez… déroutantes. Celui-ci, ci-dessous, avec son air emprunté, me fait penser à un ornithorynque.


Dans le ciel, j’ai surtout pu observer de nombreuses frégates, ces oiseaux de mer qui possèdent une poche rouge sous le bec (un sac gulaire pour être précise)(ça vous fait une belle jambe, hein?). Ces volatiles, vus et revus en guest stars dans les docus de la chaîne Planète, sont beaucoup plus gros que ce que j’imaginais!
Les mâles portent cet atour très sexy, alors que les femelles ont un cou blanc, selon les explications de notre guide, quadrilingue, qui débitait un commentaire ornithologique en anglais-espagnol-français-allemand simultanément. Chapeau! Ci-dessus, deux demoiselles donc.
En tout cas, si vous avez l’occasion de visiter ce coin de paradis, los Haitises vaut le détour! …après, ce n’est qu’un des 17 parcs nationaux du pays.
Quoi, vous vouliez voir plus de paysages de carte postale? Vous en avez marre que je vous bassine avec des oiseaux? Rhoooo… Et moi qui allais vous montrer le volatile le plus surprenant du pays, l’urubu à tête rouge, un vautour qui plane au-dessus des plages. Bon, promis, je vous parlerai d’autres facettes de la République dominicaine prochainement.
République dominicaine: côté face
Imaginez le tableau: une semaine à se dorer sur une plage de carte postale et à en prendre plein les yeux dans une Republica Dominicana aux paysages incroyables de beauté, dans la baie de Samana.
Admirer les couleurs des pueblos (comme ci-dessus Las Galeras). S’étonner de l’habileté des habitants à enfourcher des deux-roues à trois ou quatre – sans casque bien sûr. Même pas peur!
Du matin au soir, les mélopées de merengue qui sortent des postes de radio. En boucle, les mêmes chansons d’amours malheureuses. La musique est partout…
Les barmens comme les passants peuvent se mettre à pousser la chansonnette sans crier gare, au milieu d’une phrase parfois.Souriants et gentils ils m’ont rappelé que je me trouvais en Amérique latine…
… et, eux, métis, se sont moqués sans arrêt de mon incapacité à bronzer – hahaha!
Cela, c’est côté face, autour de l’hôtel, dans les zones où sévit la bonne humeur ou le commerce du tourisme.
D’ailleurs, le tourisme profite aussi aux expats. A Las Galeras, plusieurs restaus sont tenus par des Français, certains affichant leur sympathie pour l’OM ou une enseigne « Chez Denise »! Il y a même… une école française sur place.
Côté pile, l’aperçu est tout autre.
Emprunter des routes qui traversent des villages composés de bicoques en planches, avec des déchets partout parterre, des décharges en pleine forêt, la pauvreté qui saute aux yeux. Quelques coqs au milieu, parce que le combat de gallinacés est un amusement national!
Croiser des jeunes sur des scooters, une arme en bandoulière, et être content d’être invisible, derrière la vitre de son car qui quitte la capitale…
Être perçu comme un touriste prêt à cracher des dollars et repéré à cent mètres à la ronde (même sans chemise à fleurs) par les loueurs de chevaux. De quads. De voitures. De bateaux. D’expériences. Ben oui, t’as vu ma tête, avec mes taches de rousseur aucune chance de passer pour quelqu’un du coin.
Surprendre les gens parce que je parle espagnol. Je ne leur dis pas que la moitié de ma famille est sud-américaine, de peur qu’ils ne me croient pas.
Mal à l’aise face à la pauvreté, se dire que, quand même: le tourisme est une économie très importante de la région.
Comprendre qu’on est un backpacker qui a peu trempé son regard au tiers-monde, et le supporte mal. Une espèce de backpacker sans estomac pour supporter la misère.
Playa Rincon
Rire parce que, gentiment, tout le monde vous propose: « Allez, tu dois aller voir la plus belle plage du pays, la PLAYA RINCON! Comment, tu ne peux pas rentrer en Europe sans la voir, tes amis vont se moquer s’ils savent que tu es venue jusqu’en République dominicaine, et que t’as manqué la fameuse Playa Rincon!! »
Décemment, tu ne peux pas leur répondre que personne n’en a jamais entendu parler ici, de leur Playa Rincon dont ils te rabâchent les oreilles! Donc tu essaies de décliner, parce que chaque plage que tu as vue jusqu’ici était magnifique, et que la proposition d’y aller en mobylette sur des routes ultra-dangereuses avec le cousin de ton interlocuteur te motive moyennement, alors que l’océan est déjà à tes doigts de pieds sans bouger dans cette belle baie de Samana.
C’est comme si Mary Poppins t’avait fait entrer dans une carte postale d’un claquement de doigts!
Voilà pour les plages et les palmiers! Par là, je vous parle de l’homme qui murmurait à l’ouïe des poissons qui nous a emmenés faire du snorkling, et de mon rendez-vous manqué avec les baleines.


