Un billet d’humeur pour vider mon sac, parce que le blues de l’expat me guette depuis quelques jours. Bientôt, il faudra dire au revoir à une ville extraordinaire, quitter un bout d’Amérique accueillant et retourner en Europe… Le compte à rebours de mon dernier mois à Montréal a déjà commencé, et je sais qu’il va filer comme l’éclair.
Je ressens un pincement au cœur à l’idée que bientôt je ne pourrai plus chiller sur l’herbe du Parc Lafontaine ou me balader en admirant les façades colorées du Plateau, si cute. Je n’apprendrai plus de nouveaux mots expressifs ou étranges pour enrichir ma langue française. Et la façon amicale d’aborder les gens, la bonne bouffe de burgers, bines et hot-dogs – répétitive mais pas lassante – les mille événements culturels de Montréal, tout ça va me manquer! Je ne sais pas encore comment je vais faire entrer toutes mes affaires dans deux valises, mais il faudra bien quitter notre petit appart meublé de la rue Drolet, les amis rencontrés ici, nos habitudes, la Mauricie, pour monter dans l’avion.
Pourtant, cela fait 5 mois seulement que je découvre la vie montréalaise – mais je n’ai pas eu besoin de plus pour l’adopter et me sentir chez moi! En plus, je crois n’avoir jamais vécu dans une aussi jolie ville. Ma seule consolation, c’est de penser que si on avait prolongé notre séjour de quelques mois, cela aurait été l’hiver… Brrrrrr. Je déteste le froid alors je me dis que les Celsius négatifs, ce n’est pas pour moi.
Heureusement, de ce côté-là tout va bien. Quand mon séjour et mon visa vont toucher à leur fin fin octobre, je rentrerai du côté de Montpellier, la petite cité du Sud aux hivers cléments. Et bien vite je vais faire la route jusqu’en Suisse romande pour revoir mes amis et ma famille, éparpillés entre Genève, Lausanne et Neuchâtel.
Pour le moment, je n’ai qu’une urgence: profiter à fond de mon dernier mois ici. Manger plein d’œufs bénédictines pour le brunch du dimanche, traîner encore un peu au Parc Lafontaine durant l’été indien, voir le Mont-Royal dans ses habits d’automne… Et avec des copains, on devrait s’organiser une virée à New-York! Une première excursion hors du Québec, car avec mon chum, on n’a pas eu l’occasion de mettre un pied dans le Canada anglophone. Ou d’aller à Boston (qui rime ici avec « baston » et pas « téléphone »).
Peu importe, on est tombés en amour avec le Québec et on ne regrettera rien! Tsé, c’est difficile à accepter, mais on ne peut pas TOUT faire en six mois – ça semble long, mais ça passe si vite!
Et vous, avez-vous déjà vécu un départ difficile? Connaissez-vous Montréal? Vu que je ne suis là que depuis 6 mois, je n’ose pas imaginer ce que cela fait de partir au bout de plusieurs années! Snif.
