
Mon avis sur le roman japonais: Lettres de la Papeterie de Ginza. Si vous êtes comme moi amoureuse de papeterie, vous devriez vraiment aimer ce roman japonais slow. C’est le deuxième tome de La Papeterie de Ginza de Kenji Ueda. Quel bonheur de retrouver l’atmosphère de cette papeterie de Tokyo et ses personnages dans ce nouveau roman.
Une papeterie comme une bulle hors du temps
Dans ce roman au rythme lent, on savoure différentes histoires pleines de sensibilité autour de cette papeterie oldschool pleine de trésors : stylos plumes, encres de toutes les couleurs, feutres pinceaux ou encore ciseaux pour gaucher.
Ce lieu est comme une bulle pour ceux qui y passent, hors du temps ou de la cruauté du monde. Un safe space où se poser un instant et peut-être changer un peu, ou au moins échanger, en confiance.
Une lettre, une boîte de couleurs ou des cartes de visite imprimées à l’ancienne peuvent changer des vies. Ce sont des objets intimes et symboliques auxquels les personnages attachent beaucoup d’importance.
Dans ce tome, j’ai aimé découvrir l’enfance du gérant Ken Takarada, cet homme attentif aux autres et si poli, mais souvent trop formel. Il a grandi aux côtés de son amie d’enfance Ryoko, qui tient le salon de thé du quartier.
J’ai aussi été tellement émue par l’histoire du petit garçon métis victime de racisme et de sa boîte de crayons de couleurs, cadeau inestimable de son grand-père.


Je referme ce livre avec un souhait : qu’un tome 3 fasse son apparition aux éditions Nami. S’il ne se passe que peu d’actions dans ces pages, plein de choses se jouent dans les cœurs et dans les interactions pleines de pudeur des personnages.
Cette littérature me touche beaucoup en tant qu’introvertie, toujours en quête de sens et de profondeur. Et si vous voulez connaître les secrets des plumes ou pourquoi les crayons sont ronds ou à facettes, cette lecture devrait vraiment vous plaire.
Une jolie parenthèse japonaise, pleine de douceur, parfaite pour les amatrices de papeterie et de petites histoires touchantes.
