Romans de Anne Bonhomme

Romans quĂ©bĂ©cois! Vous connaissez Anne Bonhomme? Cette romancière quĂ©bĂ©coise croque des tranches de vie d’hĂ©roĂŻnes un peu dĂ©boussolĂ©es. Ses livres sont Ă  la fois lĂ©gers et vraiment chouettes. Ils me permettent en prime de dĂ©guster des expressions typiques de la Belle-Province.

Ses fictions se dĂ©roulent de nos jours, et ce sont plutĂ´t des « romans pour filles », Ă©crit avec humour. Les thèmes qui reviennent sont la remises en question d’hĂ©roĂŻnes Ă  l’approche de la trentaine, les relations entre amis, avec un fond de romance bien sĂ»r… Le style d’Ă©criture est simple et vivant.

Comme c’est l’Ă©tĂ©, et que l’Ă©tĂ© je lis lĂ©ger, j’en ai dĂ©vorĂ© trois ce mois, tous parus aux Ă©ditions StankĂ©! Je vous les conseille?

Roman québécois: mon avis sur « La Suppléante » de Anne Bonhomme

C’est le premier roman d’Anne Bonhomme, paru en 2008, qui a connu un franc succès au QuĂ©bec. Mathilde, pianiste, se fait virer de son groupe de rock, « Les Bleuets Sauvages« . Simplement parce que son mec, qui en fait aussi partie, rompt avec elle et ligue les autres contre elle. Amère et déçue, elle se laisse consoler par une amie. Un coup de fil d’un proviseur la force Ă  sortir de ses mouchoirs: il cherche une professeure de musique remplaçante, soit une supplĂ©ante. Après bien des hĂ©sitations, Mathilde accepte et dĂ©couvre l’univers de l’enseignement… qui n’est pas tout rose!

Mon avis: J’ai beaucoup aimĂ© la façon dont l’auteure Ă©voque les difficultĂ©s de l’enseignement et le ras-le-bol des professeurs face aux couacs du système. Avec Mathilde, on dĂ©couvre l’envers d’une salle de cours – les relations entre collègues, les profs incompĂ©tents et le directeur pompant! Quand on sait qu’Anne Bonhomme a Ă©tĂ© orthophoniste dans une Ă©cole pendant 13 ans, on comprend d’oĂą elle tire son inspiration… Je me suis dit que je conseillerai ce livre Ă  mes amies profs, qui m’en racontent aussi de belles.

La SupplĂ©ante – Ă©dition de 2010 (poche) Ă  15 $

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Roman québécois: mon avis sur « Échecs et Maths » de Anne Bonhomme

OphĂ©lie est obsĂ©dĂ©e par les formules mathĂ©matiques. Normal, c’est son boulot de calculer les risques, elle qui travaille dans le domaine des assurances. Après avoir rompu avec son compagnon – qui Ă©tait bien plus âgĂ© qu’elle, elle renoue avec ses parents. Sa mère n’avait en effet pas supportĂ© sa relation avec ce type. Or OphĂ©lie retrouve ses vieux dĂ©mons en retrouvant sa famille: elle est sans cesse Ă©clipsĂ©e par sa jolie sĹ“ur Mari-Pier, la chouchou de sa maman, et se heurte au mutisme de son paternel, peu enclin aux Ă©changes.

Mari-Pier va d’ailleurs participer Ă  une Ă©mission de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© amĂ©ricaine… Une annonce qui enthousiasme toute la famille, et fait oublier la promotion qu’OphĂ©lie venait d’annoncer.

Jalouse de l’attention de ses parents pour les projets futiles de sa sĹ“ur, dĂ©boussolĂ©e par sa rupture, OphĂ©lie accepte les conseils d’une coach de vie qui va lui apprendre Ă  mettre « les lois de l’univers » de son cĂ´tĂ© en pratiquant la pensĂ©e positive... Sceptique de prime abord, elle se laisse convaincre et met sa passion pour le rationalisme et les chiffres de cĂ´tĂ©!

Mon avis: J’ai beaucoup ri des dĂ©boires d’OphĂ©lie, qui dĂ©cide de croire Ă  des thĂ©ories fumeuses et au feng-shui pour essayer de changer de vie. Et qui a quand mĂŞme une mère affreuse! Et cĂ´tĂ© langue, j’ai appris bien sĂ»r quelques mots quĂ©bĂ©cois croustillants, et me suis familiarisĂ©e avec des expression.

Échecs et Maths – Éditions StankĂ© – 15 $

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Roman québécois: mon avis sur « Neuf mois » de Anne Bonhomme

 

Le troisième et dernier roman en date de l’auteure est diffĂ©rent, car il aborde des thèmes graves. Je vous raconte l’histoire en bref: Isabelle est enceinte. Une nouvelle qui ne la transporte pas de joie mais l’angoisse. Devenir maman est son rĂŞve le plus cher, mais elle a vĂ©cu des fausses couches traumatisantes les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Ces souvenirs la hantent, et elle a l’impression que son entourage ne la comprend pas. Elle trouve un soutien inattendu en sa voisine, Rose, une retraitĂ©e très douce qui nourrit les canards. Cette amitiĂ© va aider Isabelle Ă  calmer quelque peu ses angoisses… Mais lorsque c’est Rose qui commence Ă  aller mal, Isabelle est dĂ©sespĂ©rĂ©e. OĂą sont les enfants de Rose? Pourquoi ne lui rendent-ils jamais visite?

Mon avis: Je l’ai beaucoup aimĂ© aussi, et la fin m’a Ă©mue. Le roman aborde les sentiments d’angoisse d’Isabelle suite Ă  ses fausses couches Ă  rĂ©pĂ©tition – le thème comme le ton du livre sont donc plus graves – mais gardent cette fraĂ®cheur de l’Ă©criture simple de l’auteure. On vit avec Isabelle sa peur de perdre son nouveau bĂ©bĂ©, ce doute qui ne veut jamais la lâcher. L’humour est moins prĂ©sent, mais c’est une jolie histoire. Comme dans ses autres romans, Anne Bonhomme Ă©voque avant tout les relations entre humains.

Ok, je vous l’accorde, mĂŞme si j’ai aimĂ© cette histoire Ă  la fois tendre et triste, ce n’est pas le meilleur choix des trois bouquins pour se mettre de bonne humeur dans son transat ;)

Neuf mois – Éditions StankĂ© – 25 $

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J’ai dĂ©couvert les romans d’Anne Bonhomme en furetant Ă  la BANQ, qui comme son nom ne l’indique pas est l’Ă©norme bibliothèque de MontrĂ©al. Je suis super fan de ce lieu aux rayonnages immenses: jamais je n’ai eu la chance de frĂ©quenter une bibliothèque aussi bien garnie. (En plus, l’abonnement est gratuit pour les rĂ©sidents!)

L’idĂ©e gĂ©niale, c’est qu’ils apposent une gommette en forme de fleur de lys sur la tranche des livres Ă©crits par des QuĂ©bĂ©cois. En se promenant dans les rayons, on peut ainsi dĂ©couvrir des auteurs d’ici! Un système vraiment malin.

VoilĂ , j’ai joyeusement rĂ©digĂ© cet article pour faire connaĂ®tre et encourager la lecture d’une auteure quĂ©bĂ©coise Ă  vous qui ĂŞtes peut-ĂŞtre en France ou en Suisse et… Heu… Je me rends compte que ses romans semblent difficiles Ă  trouver dans l’Hexagone. Il faut les commander dans sa librairie… En Suisse, La SupplĂ©ante se trouve d’ailleurs dans le catalogue de chez Payot.

Sinon, si vous avez adoptĂ© un Kindle ou autre liseuse numĂ©rique, tous les trois sont disponibles sur le site de l’Ă©diteur.

Et vous, avez-vous d’autres romans quĂ©bĂ©cois Ă  partager?

 

5 comments on “Trois romans quĂ©becois pour le transat”

  1. A part Michel Tremblay et Fred Pellerin, je ne connais malheureusement peu d’auteurs canadiens. J’irais voir si j’en trouve Ă  ma librairie, sinon effectivement on trouvera sur le net. Merci pour cette jolie dĂ©couverte en tout cas.

  2. Salut, merci pour l’article concernant le sujet « TROIS ROMANS QUÉBECOIS POUR LE TRANSAT ». Donc j’aime, je partage sur mon compte Facebook et je tweet sur mon compte twitter de mĂŞme, pour que tous mes amis peuvent le voir. Encore pour la deuxième fois merci.

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