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Lectures

Le manga Arte, immersion dans la Renaissance italienne

Pinceaux, féminisme et intrigues: j’ai eu vraiment du plaisir à découvrir le manga Arte, qui nous emmène à l’époque de la Renaissance italienne.

Je suis en train de finir le 14ème tome de la série manga Arte. Signée de la mangaka Kei Ôkubo, elle est éditée en français chez Komikku Editions et nous entraîne à Florence au 16e siècle, sur les pas d’une aristo un peu déjantée.

C’est une série sympa à lire pour son cadre historique différent, et qu’on peut aussi mettre dans les mains des ados avec ses messages positifs et son héroïne qui garde le sourire en toutes circonstances et se bat contre la misogynie de l’époque!

Le manga Arte: une bonne lecture!  Arte est une artistocrate qui souhaite devenir peintre durant la Renaissance... un chemin semé d'embûches pour accomplir son rêve!


J’avais vraiment très envie de partager cette lecture avec vous! ^^

→ Vous pouvez voir tous les tomes par là.

La série de manga Arte, ça parle de quoi

Arte est une jeune femme de bonne famille, dont le rêve est de devenir peintre. Or c’est une activité en-dessous de son rang social. Et surtout, qui n’est pas accessible aux femmes!

Toujours avec le sourire, Arte va balayer les obstacles, les uns après les autres, grâce à sa détermination à surmonter toute épreuve. Malgré les humiliations et déceptions, elle se bat pour trouver un maître qui la prenne comme apprentie. Dotée d’un joli coup de pinceau, elle s’évertue à améliorer sa technique, nuit et jour et à faire ses preuves. Elle sait qu’en tant que femme, elle doit travailler deux fois plus pour impressionner ses pairs… mais ne se démonte pas.

Avec son caractère déterminé mais jovial, la jeune femme va se faire des amis – un autre apprenti peintre, une jeune couturière à qui elle va apprendre à lire, une courtisane qui devient sa confidente…

Au gré de ses mésaventures en une quinzaine de tomes (et ça continue), elle se retrouvera aussi pour un temps à Venise, au service d’une riche famille, où elle va aider à réconcilier certains membres de la maisonnée.

On se régale avec les magnifiques dessins détaillant le patrimoine de l’époque, des édifices de Florence ou Venise. Ainsi que les détails des riches tissus et ateliers d’artiste.

Le manga Arte suit les traces d'une femme qui veut devenir peintre durant la Renaissance italienne

Rahlala, je découvre plein de super mangas ces temps et j’ai hâte de vous en parler. Vous pouvez retrouver par ici mes coups de coeur manga.

Pourquoi j’ai aimé le manga Arte

Un décor original: la renaissance italienne


Déjà, pour son ancrage dans la Renaissance italienne. C’est un décor original, qui permet à l’auteure d’évoquer la vie à l’époque et de nous immerger dans la ville de Florence, ses palais et ses ateliers d’artisans peintres. Avec de somptueux décors sur le papier. Il y a des points historiques en interlude de temps en temps, on en apprend sur la vie à l’époque mine de rien.

Une héroïne féministe

Arte doit se battre pour devenir qui elle veut être, s’élever contre les conventions sociales qui incombent à son rang et son sexe.  Elle n’hésite pas à se brouiller avec sa famille. A se couper les cheveux d’un geste provocateur. Car au début, personne ne la prend au sérieux en tant que femme peintre. Elle impose sa volonté dans un milieu d’hommes, grâce à sa ténacité, en gardant toujours une grande positivité.

Il y a donc un côté woman power que je trouve intéressant si on met ce manga dans les mains de jeunes lecteurs. Entre eux, les personnages féminins font aussi preuve d’une grande solidarité, ce qui est super chouette!

Travail et sentiments

Bien sûr, il y a une romance inavouée qui flotte sur ce manga… Arte éprouve des sentiments pour son maître, Leo, taiseux et secret, mais les garde cachés. Ce qui compte avant tout pour elle, c’est son travail.

Bien qu’issue d’une bonne famille, elle se fiche de son confort et de son apparence. Une fois apprentie peintre, elle s’attèle aux tâches ménagères avec entrain et n’attache aucune importance à son accoutrement, porte des vêtements quelconques et dit adieu aux belles robes et aux domestiques sans regret. C’est rafraîchissant.

Une héroïne trop sage?

L’aspect intrigue et influences forment une toile de fond, qui prend plus de place dans les derniers tomes, mais aurait pu être plus prédominant pour moi. Le manga gravite avant tout autour d’Arte, ses défis pour se faire reconnaître en tant que peintre et les relations amicales et professionnelles qu’elle forge sans effort, avec ses manières charmantes.

La seule chose que je trouve un peu dommage, c’est qu’Arte est un personnage tellement candide qu’elle en devient un peu niaise parfois. Même si on admire sa force de caractère et sa capacité à rester polie en toute circonstance, on la souhaiterait un peu moins sage… 

Mais cet aspect feelgood est sympathique quand on a envie de déconnecter et de lire quelque chose de léger.
Je pense qu’elle reste un super modèle de détermination pour les ados qui auraient ce manga entre les mains! Une rebelle, mais sans violence.



PS. Les interludes où l’auteure Kei Ôkubo, se représentant sous la forme d’un raton-laveur, raconte son voyage en Italie avec son mari, « goupil », m’ont bien amusée. Quelle autodérision!



Je viens de terminer le 14ème tome de la série, et je vais me plonger dans le 15 avec impatience, car on finit avec l’ouverture d’un nouvel arc narratif et un nouveau voyage… un peu forcé en Castille.

Arte, c’est un manga que j’ai envie de continuer à lire, mais cela me suffit de l’emprunter à la bibliothèque – contrairement à la série « L’Atelier des Sorciers » que je veux ajouter à ma collection après l’avoir tant adoré
!

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