Cela faisait des années que je rêvais de m’envoler pour Tokyo et de visiter le Japon. Ce pays m’attirait pour sa culture si différente de la nôtre, son incroyable équilibre entre traditions et modernité, et sa langue dont j’adore les sonorités.
Tombée en amour pendant le voyage, je n’avais nulle envie de repartir au bout d’un mois merveilleux au Japon. Et la date qui approche… Et l’avion qui attend… J’ai grimpé dedans en me promettant de revenir, vite, dès que possible, pour explorer encore cette île et goûter à son atmosphère si particulière.
Dès les premiers jours à Tokyo, j’ai en effet été frappée par une impression de dépaysement profonde.
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La zen attitude japonaise
Dans cette mégapole aux gratte-ciels ornés de néons, les rues étaient étrangement calmes – pas de coups de klaxons nerveux, malgré la cohue, les gens ne se bousculent pas, ne crient pas. Et la propreté des trottoirs étaient surréaliste comparée à ceux que je piétine en France.
Ce calme est contre-balancé par des petites musiques d’accompagnement kitsch présentes partout, des chants d’oiseau artificiels sur un quai de gare aux jingles annonçant les différentes stations du métro. Sans compter les camions diffusant des spots par haut-parleurs qui circulent dans les rues à cette seule fin! Et j’oubliais: souvent dans les restaus, la Japan pop est poussée à fond!
Dans les transports, personne ne pipe mot assez fort pour que le voisin profite de sa conversation, plein d’égards pour les autres. Ici, pas de pick-pockets. Chacun a le dernier modèle de smartphone à la mode ou une tablette, et s’endort avec sur ses genoux sans crainte.
Le soin apporté aux détails
J’ai été marquée par le soin apporté à toutes choses, à chaque détail. Les pâtisseries sont emballées comme des bijoux. Si vous craquez pour une merveille dans une petite boutique de souvenirs ou un grand magasin comme le Loft, elle sera emballée avec mille soins, entourée de jolis papiers et placée dans un sac par le vendeur. Il vous le rendra avec mult courbettes. On ne dit pas « au revoir » aux clients ici en les quittant, on leur dit « arigato gozaimasu », merci. Et les gens sont plutôt serviables et gentils. Le hic, c’est la communication.
Really ‘lost in translation’
Le serveur vous tend un menu en japonais indéchiffrable, et vous devez choisir… au hasard! Certains restaus ont des cartes en images – cela aide un peu! – d’autres des menus traduits en anglais pour les touristes.
→ Bon alors, vous prenez quoi?
Ils ont beau être serviables, nos chers Japonais ne nous rendent pas la tâche facile car… peu parlent anglais. En tout cas sur mon chemin, j’ai souvent eu recours aux trois mots de japonais que j’ai pris le soin de potasser avant le départ. Ils m’ont été salvateurs! J’ai fortement regretté de ne pas en avoir appris plus. Pouvoir demander son chemin et déchiffrer les hiraganas – même au tempo d’un escargot – m’a permis de m’en sortir en plusieurs occasions.
La bonne nouvelle, c’est que les directions sont indiquées en anglais dans les gares et dans le métro de Tokyo. Le seul moment où nous avons été perdus face à un plan de transports publics tout en japonais, c’était dans les bus à Kyoto. Le reste du temps, aucun problème!
Pourtant, dans les rues, je n’ai croisé que très peu d’Occidentaux. Les monuments et temples magnifiques, je les ai visités avec une horde de touristes, certes, mais tous étaient… japonais!
Le règne du kawaii !
J’ai adoré observé la mode des rues nippones, ludique et folle! Les chaussettes fantaisie qui dépassent volontairement des chaussures sont super hype, d’après mes observations. Des femmes en look BCBG peuvent avoir une peluche accrochée à leur sac à main. J’ai cru déceler dans cela une connexion à l’enfance différente de la nôtre… Ll’omniprésence de pictogrammes de style manga pour expliquer les choses (interdictions, marches à suivre, etc), les gadgets kawaii distribués partout, les champignons poussant la chansonnette et déclinés en mille porte-clefs m’ont fait dire que les Japonais étaient de grands enfants… :) Bon, et moi c’est pas mieux, j’ai craqué pour l’ours Kumamon, j’ai même son calendrier à mon mur.
Bien sûr, je vous reparlerai des étapes de mon voyage en détail (après mes 3 cartes postales publiées au fil du voyage). Dans ce billet, je voulais évoquer mes premiers pas au Japon, et participer par la même à l’événement interblogueurs organisé par Jérémy de Roadcalls.fr, sur le thème « Mon premier voyage » . Les participations sont réunies dans ce e-book à télécharger.
Voici mon itinéraire au Japon, parcouru en un mois.
Vous pouvez retrouver tous les billets sur ce voyage là!
Budget, prix observés en novembre 2013:
Si j’ai sauté le pas en novembre dernier, c’est grâce à mes amis Y et P qui nous ont entraîné avec eux. La bonne surprise, c’est que le budget a été raisonnable, contre toutes attentes – il faut dire que nous étions hors-saison!
Billet Paris-Tokyo A/R (pris 3 mois à l’avance): 600 euros avec Scandinavian Airlines et une longue escale.
Budget pour un plat du jour à midi: entre 350 et 800 Yen, soit entre 2 € 50 et 6 €
Restau à sushis qui tournent: moins de 15 euros par personne
Visite de temple: entrée autour de 500 Yens (4 €)
Nuitées: prix variables selon le standing, mais similaires à la France. À Tokyo, j’ai suivi les conseils de Neko et Sushi (blog qui n’existe plus!) et booké une chambre au Horidome Villa pour moins de 50 € la nuit.
En tout cas, si vous êtes attirés par la culture du Japon, je vous conseille de foncer maintenant que la destination est abordable! N’hésitez plus, vous en reviendrez émerveillés.
Et vous, le Japon, c’est une destination qui vous attire?
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