Momiji: L'automne au Japon

Il y a un an Ă  la mĂŞme pĂ©riode, je partais rĂ©aliser un rĂŞve: dĂ©couvrir le Japon! Avec les feuilles qui s’embrasent dans les jardins et autour des temples, c’est une très belle saison pour se balader au pays du Soleil Levant. Émerveillement assurĂ©!

Je me suis replongĂ©e dans mes photos de vacances pour vous montrer quelques clichĂ©s de l’automne au Japon. Bon, et il y a un autre argument bien terre Ă  terre pour s’envoler vers l’ĂŽle Ă  ce moment de l’annĂ©e: voyager hors-saison, avec des prix plus doux. Pour autant, n’espĂ©rez pas visiter les lieux touristiques tous seuls: Ă  cette pĂ©riode, les Japonais se ruent dans les parcs pour prendre en photo les arbres d’automne! Ils multiplient les selfies et portraits de famille en kimono devant les momiji, ces Ă©rables Ă  petites feuilles cultes!

Pour ceux qui auraient peur d’avoir froid: d’après mon expĂ©rience de grande frileuse, les tempĂ©ratures restent clĂ©mentes en automne au Japon, et je n’ai presque pas connu la pluie! Mais attention: il faut ĂŞtre Ă©quipĂ© en pulls, gants et bonnes chaussettes (pour les visites des temples et de leurs balcons, qui se font sans souliers en extĂ©rieur – le piège!).

L’automne au Japon en photo

Pola - L'automne au JaponMont Fuji - L'automne au JaponL'automne au Japon Vue sur KyotoUn singe en automne

→ Sur la montagne des singes de Kyoto !  (voir plus d’images ici ^^)

Momiji: L'automne au JaponMomiji: L'automne au Japon
Les momiji: des Ă©rables cultes au Japon

Lorsque les feuilles des momiji virent au rouge, les Japonais foncent dans les parcs pour les immortaliser. Vous ne me croyez pas? En voici la preuve! La foule se presse sur le balcon de ce temple, qui donne sur des arbres flamboyants.

Japonais prenant en photo l'automne

En haut Ă  gauche: les momiji du parking du temple Tenryu-ji Ă  Kyoto retiennent toute l’attention des visiteurs japonais, qui dĂ©gainent leur appareil photo.

Les momiji provoquent chaque automne une frĂ©nĂ©sie au Japon – c’est difficile Ă  imaginer ou Ă  expliquer parce que chez nous on n’a pas de phĂ©nomène comparable. Les Japonais se dĂ©placent donc en nombre pour observer les changements de couleurs, accompagnĂ©s bien sĂ»r de leurs appareils photo. L’engouement est comparable Ă  celui que suscitent les cerisiers en fleurs, au printemps.

Mais cela ne s’arrĂŞte pas lĂ ! Dans la vie de tous les jours, les motifs de feuilles de momiji et de fleurs de cerisier se retrouvent partout, sur des tissus, de la vaisselle ou des articles de papeterie. Des guirlandes de feuilles en plastique dĂ©corent aussi les restaurants et cafĂ©s  (bien sĂ»r, j’en ai ramenĂ© une!). Les momiji sont cultes, un point c’est tout! Et selon mes observations, c’est aussi le cas des fleurs de prunier et des feuilles de ginkgo biloba (vous savez, ce bel arbre dont les fruits sentent si mauvais). Un jour je vous montrerai peut-ĂŞtre ma collec de furoshiki et d’articles de papeterie ornĂ©s de ces symboles.

En tout cas, j’adore l’engouement des Japonais pour les petits bonheurs que nous procure la nature. C’est un Ă©tat d’esprit que je retrouve aussi chez les QuĂ©bĂ©cois, qui filent voir les « couleurs » au Mont-Tremblant ou se passionnent pour la cueillette de pommes en ce moment. Et moi je leur emboĂ®te le pas avec plaisir!!!

→ Voir tous les billets voyage sur le Japon

→ Mes découvertes japonaises culturelles + mes bonnes adresses nippones en France

Et vous, les arbres d’automne, ça vous pousse Ă  sortir de chez vous ou vous ĂŞtes blasĂ©s? Si c’est le cas, il faut cultiver votre esprit japonais ;)

 

17 comments on “Les couleurs de l’automne au Japon”

    • C’est vrai qu’en ville, (pour peu qu’il n’y ait pas plein de parcs comme Ă  MontrĂ©al) on est vite dĂ©connectĂ©s de ces petits bonheurs de la nature… Bref, il faut aller les chercher ;)

  1. C’est magnifique, j’adore. Et je comprends parfaitement les Japonais, j’adore, moi aussi, profitĂ©e du spectacle qu’offre la nature

    • Merci Nedj. Oh oui, Ă  ta place, je foncerais! Le Japon est une destination merveilleuse… Je ne rĂŞve que d’y retourner.

      En plus, quand j’y Ă©tais, les prix Ă©taient Ă©tonnamment abordables. (J’imagine que c’est une consĂ©quence de la catastrophe de Fukushima.)

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