Production artisanale du karité au Ghana, commerce équitable

Dans les coulisses de The Body Shop

S’envoler pour le Ghana. Se retrouver dans un village africain entouré de brousse. Découvrir les sourires de celles qui font le beurre de karité. Et comprendre d’où vient cet ingrédient, présent dans nos cosmétiques pour ses propriétés super hydratantes.

En janvier, j’ai eu la chance extraordinaire de me rendre au Ghana avec un groupe de journalistes et influenceuses du monde entier, pour voir à la source comment est produit le karité par l’association de femmes Tungteiya, active dans le nord du Ghana. Depuis 25 ans, elles transforment les noix de karité en beurre pour le vendre à The Body Shop, via un programme de commerce équitable qui a été lancé par feu la fondatrice de l’enseigne britannique, Anita Roddick.

Cela a été une fantastique aventure pour moi, qui n’avais jamais mis un pied en Afrique. Et qui s’imaginais encore moins se retrouver dans un village d’une zone rurale et pauvre, avec des poulets courant à mes pieds. J’ai surtout été touchée par l’accueil des Ghanéens et par la différence que peut faire le commerce équitable. 

Aujourd’hui, j’avais envie de vous raconter les coulisses de ce voyage de presse, et vous donner un petit aperçu de ce bout d’Afrique – en complĂ©ment Ă  ma story sur instagram.

→ Vous pouvez en plus lire mon article complet et voir ma vidéo tournée sur place sur le site de l’hebdo suisse Coopération, pour lequel je suis journaliste. L’article raconte comment le karité a permis aux femmes de s’émanciper, dans une société conservatrice.

Crédit des photos de cet article: Jessica Sarkodie, photographe ghanéenne qui nous a accompagnés.

Un village au nord du Ghana autour de Tamale

Destination: le village de Mbanaayili, autour de Tamale (au nord du Ghana)

Un avion pour le Ghana

Logistique: Après un dĂ©part très matinal de chez moi (4h30) et une longue journĂ©e de voyage en bonne compagnie (Bâle – Paris – Accra), je me suis retrouvĂ©e vers 20h dans la capitale du Ghana, sans rien en voir, dans un hĂ´tel près de l’aĂ©roport. Assez claquĂ©e. Le lendemain, le dĂ©part Ă©tait fixĂ© Ă  4h du mat’ pour prendre un vol interne pour Tamale, au nord du pays. De lĂ , un car nous amènerait dans le village oĂą nous avions deux jours pour rencontrer les femmes de l’association – on ne dormait pas sur place, mais dans un petit lodge, oĂą le car nous amènerait et rĂ©cupĂ©rerait.

Un autre monde, l’Afrique rurale

Arrivés dans le village de Mbanaayili, nous nous sommes retrouvés dans un tout autre monde. Des poulets et des chèvres qui trottent sur la terre rouge, des vaches maigrichonnes, des maisons en boue séchée recouvertes de toits en paille, des ribambelles d’enfants nous regardant avec curiosité: le décor semblait irréel.

Avant toute chose, la tradition voulait que nous demandions au chef du village la permission d’entrer dans le village et de rencontrer les femmes. Il Ă©tait entourĂ© des anciens (qui n’avaient pas l’air si vieux), devant sa maison – plus grande que les autres et peinte en vert.

Ghana . Mbanaayili Ghana . Mbanaayili

Le chef du village nous donne des noix de cola, en signe de bienvenue.

Rencontre avec le chef du village

Les organisateurs du voyage – de The Body Shop et de l’association – ont menĂ© les conversations d’usage avec le chef et les anciens, pendant que nous attendions sous une tente nous protĂ©geant des rayons du soleil dĂ©jĂ  fĂ©roces. Notre requĂŞte de rendre visite aux femmes a Ă©tĂ© acceptĂ©e, et des cadeaux d’usage ont Ă©tĂ© Ă©changĂ©s. Nous sommes symboliquement toutes passĂ©es, chacune notre tour, devant le chef, qui nous a remis une noix de cola en signe de bienvenue.

C’était assez étonnant, mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. Une cérémonie de bienvenue a fait suite, avec des danses par les hommes, de la musique, des discours. C’était surprenant pour nous! Les habitants de ce petit village étaient assis autour, ainsi que de nombreux enfants, très sages, qui regardaient le spectacle en s’occupant pour certains d’un petit frère ou d’une petite soeur.

Ghana - voyageGhana - enfants dans le village

Une prime pour améliorer la vie de la communauté

Nous avons ensuite commencé la visite des lieux par un tour du centre médical, qui a pu être construit grâce au commerce équitable. En effet, en plus de l’argent versé aux productrices du karité pour acheter le beurre, The Body Shop verse une prime servant à financer des projets pour la communauté. Gérée par un fonds, le NOGCAF, cette prime a permis par exemple de construire un centre de nutrition, une école, des installations sanitaires  (points d’eau, toilettes) et le centre médical. Les femmes décident ensemble quel sera le prochain projet. 

Centre médical - Nogcaf - autour de Tamale

Des soins au milieu de la brousse

Le centre mĂ©dical est un lieux très modeste, mais qui a un rĂ´le non nĂ©gligeable: le premier hĂ´pital Ă©tant inaccessible si on n’est pas motorisĂ©, il permet aux femmes de Mbanaayili – et Ă©galement de 28 autres villages – de venir y accoucher en la prĂ©sence d’une sage-femme. Avant, la mortalitĂ© Ă©tait haute lors des accouchements. Justement, un bĂ©bĂ© est nĂ© ce matin durant la cĂ©rĂ©monie de bienvenue! Ce centre dispense aussi des soins de base, prĂ©cieux ici oĂą on n’avait auparavant aucun accès Ă  un mĂ©decin. Notamment pour des maladies bĂ©nignes touchant les enfants, faciles Ă  soigner, mais qui nĂ©cessitent des mĂ©dicaments. Des conseils concernant l’hygiène Ă  la maison et la prĂ©vention du paludisme sont aussi dispensĂ©s.

Commerce Ă©quitable du karitĂ©: la Tungteiya women’s association 

Et voilĂ  le moment tant attendu: la dĂ©couverte de la production du beurre de karitĂ©! Si nous dĂ©couvrons le travail de la Tungteiya Women’s Association dans ce village, il faut noter qu’en tout, l’asso comprend 650 femmes et est active dans 11 villages du nord du Ghana, qui fournissent The Body Shop pour sa gamme au karitĂ©. Cela fait autant de familles qui peuvent vivre grâce au commerce Ă©quitable. En tout, 7 Ă©coles ont pu ĂŞtre construites grâce aux primes et 1200 enfants scolarisĂ©s.

Madam Fati Paul - Tungteiya Womens' association

Cela fait la fierté de Madam Fati Paul, (ci-dessus) qui a fondé l’association il y a 25 ans et a aidé ces femmes à s’organiser. Elle a été directrice d’école et est une fervente défenseuse des droits des femmes, et une militante pour la scolarisation des enfants. Cette Ghanéenne est un véritable personnage, haut en couleur! Elle nous a accompagné durant ce voyage de presse, pour nous expliquer les enjeux du commerce du karité.

La production du karité

Les noix de karité - fairtrade Ghana

Il est temps de voir comment le beurre est fabriqué. Nous nous rendons dans la cour d’un bâtiment où des femmes sont en train de le transformer. Normalement, c’est une activité qui se fait le matin pendant les heures « fraîches », et pas sous 37 degrés. Là, elles s’y sont mises pour que nous puissions les voir, malgré la chaleur pesante!

« C’est un travail laborieux, Ă  la main » explique Madam Fati Paul. Elle nous dĂ©taille les diffĂ©rentes Ă©tapes – en tout 18 – qui permettent d’obtenir le beurre de karitĂ©. Les noix sont notamment rĂ´ties Ă  l’aide d’un tambour trouĂ© ressemblant Ă  celui utilisĂ© en Suisse pour cuire les châtaignes pour la brisolĂ©e. Certaines Ă©tapes sont mĂ©canisĂ©es, avec des machines modestes, mais les femmes ont tenu Ă  conserver la transformation en beurre Ă  la main, qui est le processus que nous allons voir aujourd’hui. Une machine permettrait de le faire, mais la qualitĂ© et la quantitĂ© obtenues seraient moins bonnes – alors elles prĂ©fèrent continuer ainsi.

Femme de l'asso Tungteiya travaillant le beurre de karité pour The Body ShopTransformation du beurre de karité

Les femmes nous montrent comment elles brassent les noix réduites en purée, d’un geste régulier. Le mélange change de couleur et de texture et après une trentaine de minutes de ce traitement, il précipite, et le beurre flotte à la surface. On peut alors le récupérer. C’est étonnant à voir!

Mais ce qui est encore mieux, c’est que nous avons pu essayer de mĂ©langer le karitĂ©. Avec l’apparence d’une mousse au chocolat, une agrĂ©able odeur de noix et une texture Ă©paisse, qui laisse ensuite la peau douce, c’est une expĂ©rience qui m’a beaucoup plu! Mais c’est dur et fatiguant. Par contre, les femmes Ă©taient mortes de rire autour de nous Ă  chaque essai, car nous n’arrivions pas Ă  faire le bon geste. Celui-ci implique de tourner toujours dans le mĂŞme sens, mais en donnant un coup dans la pâte pour incorporer de l’air. Vous le voyez dans ma vidĂ©o par lĂ .

J’ai pu essayer de brasser le karitĂ©!

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Le karitĂ©, levier d’empowerment des GhanĂ©ennes

Madam Fati Paul nous explique que la production du karitĂ© est l’activitĂ© la plus commune pour les femmes dans ces rĂ©gions rurales. Traditionnellement, ce sont bien elles qui se chargent de ramasser les fruits tombĂ©s des arbres de karitĂ© – des arbres sauvages qui poussent dans la brousse – puis qui les transforment en beurre, selon un procĂ©dĂ© ancestral. Elles se lèvent très tĂ´t pour les rĂ©cupĂ©rer avant la chaleur, lors de la saison de la rĂ©colte.

Les hommes, eux, sont en charge de la culture des champs – ce qu’ils ne peuvent faire qu’une partie de l’annĂ©e, la saison humide, car durant la pĂ©riode sèche, plus rien ne pousse.

L’accès Ă  la scolarisation

Madam Fati Paul insiste: « 98% voire 99% des femmes de notre association ne sont pas allĂ©es Ă  l’école. Elles viennent d’un milieu pauvre qui n’a pas accès Ă  l’éducation. » Cela explique pourquoi la plupart ne parlent pas anglais, langue officielle et utilisĂ©e dans les Ă©coles au Ghana – mĂŞme si le pays compte plusieurs autres langues officielles africaines. Il y a tant d’ethnies diffĂ©rentes dans le pays, avec chacune sa langue! Du coup, celles qui parlent anglais jouent les interprètes pour nous.

Grâce au commerce équitable du karité avec The Body Shop, qui fête  ses 25 ans, les enfants des productrices de karité peuvent  aller à l’école. En discutant avec ces femmes, on se rend compte que c’était leur souhait le plus cher. Maintenant, elles ont les moyens de les nourrir, de les scolariser, et de s’offrir des tissus chatoyants pour se vêtir. Quand on leur demande qu’est-ce qu’elles attendent encore, quel sera la prochaine étape, elles se concertent et se disent satisfaites ainsi. Est-ce de la pudeur ou leur vrai ressenti? Je me pose la question.

Tungteiya Women's association

Une voix, grâce au commerce du karité

Le plus remarquable, c’est la façon dont ce commerce a changĂ© la situation des femmes dans le village, comme je l’explique dans mon article pour l’hebdo suisse CoopĂ©ration. Leur pouvoir Ă©conomique leur a donnĂ© une voix dans une sociĂ©tĂ© conservatrice. «Il y a 10 ans, les femmes n’étaient pas supposĂ©es parler en la prĂ©sence d’hommes,» explique Madam Fati Paul. « Elles travaillaient Ă  aider leurs maris dans les champs, et ce sont uniquement eux qui contrĂ´laient les revenus. A prĂ©sent, elles ont leur propre argent. » Cela a tout changĂ©!

Production artisanale du karité au Ghana, commerce équitable

Discussion avec les femmes: tranche de vie

La polygamie a cours dans ce village oĂą vivent ensemble musulmans et catholiques. Madam Safura, une femme du village qui parle très bien anglais (ci-dessous avec un t-shirt rose pâle) , nous explique qu’elle mĂŞme est nĂ©e d’un mariage mixte – et que parmi ses 6 frères et soeurs, certains ont choisi d’être catholiques, d’autres musulmans. Elle mĂŞme a prĂ©fĂ©rĂ© ĂŞtre musulmane – un choix incompris par sa mère. «Pour moi c’est important qu’entre Ă©pouses on se soutienne et qu’on soit comme des soeurs, et pas en compĂ©tition, » raconte-t-elle. Son mari a en effet trois femmes, qui vivent chacune dans une maison diffĂ©rente. En l’écoutant nous raconter ce pan de sa vie, on dĂ©couvre une rĂ©alitĂ© tellement diffĂ©rente de ce qu’on connaĂ®t…

Les femmes se confient

D’autres femmes nous rejoignent, et nous racontent comment aujourd’hui, leurs maris sont fières d’elles et de leurs accomplissement avec le karitĂ© – alors que mĂŞme 10 ans auparavant, elles n’étaient pas Ă©coutĂ©es. Le fait de se rĂ©unir entre elles pour produire le karitĂ© leur a donnĂ© un espace pour Ă©changer des idĂ©es – avant, elles Ă©taient juste cantonnĂ©es Ă  un rĂ´le domestique. Aujourd’hui, elles ont une voix, ont pris confiance en elles et peuvent s’exprimer dans la communautĂ©. Un grand pas en avant!

Dire que tout cela est rendu possible par une gamme de soins pour la peau vendue par une firme anglaise me laisse songeuse. 

« Notre humble village est encore en train de se développer, et ces femmes font de leur mieux, » conclut Madam Fati Paul.

En quittant les lieux, je regarde encore le paysage par la vitre du car. Les Ă©choppes le long de la route, les chèvres qui se baladent librement et entre les arbres, ces cathĂ©drales de poussière rouge, les termitières! Des arbres chargĂ©s de mangues Ă©normes… Et trop de sacs plastiques qui volent et polluent cette terre sèche. Une fois dans le petit avion qui nous ramène Ă  Accra, je me dĂ©visse le cou pour observer encore la plaine, uniquement rythmĂ©e par les silhouettes des arbres de karitĂ©. J’imagine les femmes qui viennent ramasser les noix Ă  l’aube, en prenant garde de ne pas mettre la main sur un scorpion ou de se faire mordre par un serpent…Je quitte ce bout de terre rouge après seulement deux jours passĂ©s ici, mais avec tant d’impressions en tĂŞte que cela me semble bien plus long!

Et j’ai fait de très belles rencontres parmi les participantes, dont mes chouchous les Suissesses Katrin de Sonrisa, Miriam de Currently Wearing et la Toulousaine Pastel.

Danses! Autour de Tamale (Ghana) en Afrique

Des danses et des chants en guise d’adieu. A Ă©couter ici

Un mot: sororité

Au moment de quitter le village, après un jour et demi sur place, des moments d’échange avec ces femmes mais aussi avec les influenceuses et journalistes du monde entier (Suisse, France, BrĂ©sil, CorĂ©e du Sud, Hong-Kong, Australie, Inde, Malaisie…) qui sont toutes adorables et touchĂ©es comme moi par ce voyage, je ressens vraiment un sentiment de sororitĂ©. Un mot Ă  la mode, mais dont le concept est si important.

(Bon, désolée pour le seul influenceur mâle qui faisait partie du voyage!)

Voyage de presse The Body Shop au Ghana

Durant la photo souvenir prise avec les femmes du village, je me place entre deux Ghanéennes (je suis devant à droite avec un chapeau de paille à la main et une tresse). L’une d’elle m’attrape la main avec un sourire, et me la serre très fort durant le temps que dure la séance photo. Toutes deux, nous n’avons pas de langue en commun, nous venons de deux réalités diamétralement opposées et pourtant, cet échange silencieux résume pour moi ce concept de sororité, de soutien entre femmes.

C’est pour elle et pour toutes les autres femmes de l’asso Tungteiya que je suis aujourd’hui heureuse de mettre en avant les produits de The Body Shop au beurre de karité sur le blog!

Tungteiya Womens' association: Madam Fati Paul (fondatrice) et Thomas Kofi Pang (coordinateur, spécialiste du commerce du karité)

Madam Fati Paul (qui a aidĂ© Ă  fonder la Tungteiya Womens’ association il y a 25 ans) et Thomas Kofi Pang (coordinateur, spĂ©cialiste du commerce du karitĂ©) posent avec la gamme au karitĂ© de The Body Shop.

Les produits au karité de The Body Shop

C’est sûr, le geste d’utiliser du karité dans ma salle de bain ne sera plus pareil: à présent je pense à ces femmes et au chemin accompli. Et je regarderai à deux fois que le mien provienne bien d’une source de commerce équitable.

Produits au beurre de karité fairtrade chez The Body Shop

J’ai Ă©tĂ© vraiment touchĂ©e par la diffĂ©rence que peut faire le commerce Ă©quitable. Jusque lĂ , quand je voyais Ă©crit « fairtrade » sur les produits de The Body Shop, je me demandais toujours ce que cela impliquait. Si c’était une dĂ©marche faisant vraiment une diffĂ©rence, ou uniquement un slogan marketing. De voir sur le terrain l’importance et l’impact d’un tel programme a vraiment changĂ© ma vision de l’engagement de cette marque! Surtout en notant qu’ils mènent des projets de « Community trade » dans 23 pays. De voir sur le terrain l’enthousiasme et le respect des responsables du commerce Ă©quitable chez The Body Shop pour ce programme et pour leurs productrices m’ont aussi montrĂ© le cĂ´tĂ© humain derrière cette grosse entreprise, et son esprit.

Vous savez que j’utilise une majoritĂ© de soins bio dans ma salle de bain. Mais s’il faut choisir des crèmes pour le corps parmi des cosmĂ©tiques conventionnels ayant une grande part de naturalitĂ©, la gamme au karitĂ© de The Body Shop est un choix qui a un vĂ©ritable impact sur le terrain. Vous connaissez sans doute le beurre corporel au karitĂ© de la gamme – qui n’est pas Ă  100% naturel car il contient diffĂ©rents ingrĂ©dients d’origine synthĂ©tique pour obtenir une texture idĂ©ale, ainsi que des conservateurs – mais qui comprend aussi une grosse dose de beurre de karitĂ© pour nourrir la peau. J’en ai reçu un petit pot que j’utiliserai avec plaisir cet hiver.

Et pour ceux qui ne jurent que par le 100% naturel, j’ai une belle alternative Ă  vous proposer!

Beurre de karité 100% naturel et équitable, The Body Shop

Un soin 100% naturel au beurre de karité

Bonne nouvelle pour les fans de beautĂ© 100% green: The Body Shop a en plus sorti un soin au beurre de karitĂ© naturel, c’est Ă  dire uniquement du beurre de karitĂ© brut, avec un conservateur naturel (photo ci-dessus). J’ai Ă©tĂ© super contente d’apprendre cette initiative de la part de la marque! Polyvalent, ce soin se rĂ©chauffe entre les mains pour s’utiliser en masque sur les cheveux, sur la peau pour hydrater son corps, en baume Ă  lèvres. Il peut mĂŞme ĂŞtre utilisĂ© sur les zones très sèches du visage! J’ai dĂ©ballĂ© le mien: il est fondant et onctueux, et super pour s’hydrater le corps. Il contient l’Ă©quivalent de 192 noix de karitĂ© (contre 36 pour un pot de beurre corporel), et est donc un achat qui soutient vraiment les productrices en Afrique.

En tout cas, Ă  chaque fois que j’utiliserai un produit de cette gamme, je repenserai Ă  ce voyage en Afrique…

J’espère avoir rĂ©ussi Ă  vous transmettre un peu de mes impressions du Ghana et de ces rencontres! J’ai trouvĂ© cela si prĂ©cieux de pouvoir voir sur le terrain ce que cachent les coulisses du commerce Ă©quitable du karitĂ© de la marque britannique.

Post Scriptoum

Je me rĂ©jouissais autant que j’apprĂ©hendais ce voyage pour tout vous avouer! J’ai la tĂŞte pleine de rĂ©cits de mon père concernant l’Afrique oĂą il a vĂ©cu des annĂ©es – et ces rĂ©cits impliquent souvent des serpents ou d’autres bestioles que je n’ai pas très envie de croiser. Du coup, chochotte que je suis, je n’étais pas forcĂ©ment très attirĂ©e par ce continent pour mes vacances. Surtout, je craignais la pauvretĂ©. Quand l’occasion d’y aller pour ce reportage pour mon boulot de journaliste s’est prĂ©sentĂ©e, je n’ai pas hĂ©sitĂ©: c’était l’occasion ou jamais. Finalement, mes craintes se sont envolĂ©es car on n’a croisĂ© aucun serpent (on ne s’est pas baladĂ© dans la brousse non plus hein), et les gens que nous avons rencontrĂ© vivaient très modestement, certes, mais ces femmes lumineuses, avec leurs beaux vĂŞtements multicolores et leurs sourires, ne semblaient pas malheureuses. Le commerce du karitĂ© a changĂ© la donne dans cette rĂ©gion pauvre. Après, je ne peux pas vous dire grand chose sur le Ghana, car en 3 jours nous n’avons pas eu le temps de dĂ©couvrir le pays ou de faire du tourisme, mais nous n’Ă©tions pas lĂ  pour ça!

 

on Woman empowerment: sur les traces du karité au Ghana

  1. Quelle superbe experience…Très emouvant. Et belle initiative de The Body shop pour le coup, j’avoue que je n’achetais plus leurs produits mais pourquoi pas y revenir ! J’ai justement parlĂ© du concept d’empowerment Ă  mes Ă©lèves de terminales l’autre jour on ne sait jamais il faut planter des graines ;))

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