Aujourd’hui je vous parle d’un manga que je viens de terminer: « Le Club des DivorcĂ©s ». Cette chronique sociale raconte la vie d’une patronne de bar Ă  Tokyo dans les 70s. Il m’a laissĂ© une impression douce amère…

Je reviens de ma semaine en Suisse, ravie par mes aventures dans mon pays d’origine (je vous en reparle bientĂ´t, mais vous en avez vu un peu par lĂ !) mais dĂ©chirĂ©e par les Ă©vĂ©nements survenus Ă  Nice⊕. Je reprends le fil du blog après quelques jours de silence, avec une lecture…

On fait un saut dans le passé avec « Le Club des Divorcés« , signé par un des maîtres du manga, Kazuo Kamimura, disparu en 1986.

PubliĂ© dans les annĂ©es 70 au Japon, cette BD a en fait Ă©tĂ© rĂ©cemment traduite aux Ă©ditions Kana. Elle nous plonge dans le Tokyo de ces annĂ©es-lĂ  et s’attaque Ă  un tabou de la sociĂ©tĂ© japonaise: le divorce…

Le Club des Divorcés de Kazuo Kamimura Lecture: le manga Le Club des Divorcés

Manga: « Le Club des Divorcés » du maître Kazuo Kamimura

De quoi parle le manga?

L’hĂ©roĂŻne, YukĂ´, 25 ans, tient le « Club des DivorcĂ©s », un petit bar d’habituĂ©s Ă  Tokyo. Son affaire lui permet de subvenir Ă  ses besoins et Ă  ceux de sa petite fille, mais l’empĂŞche aussi de s’en occuper. C’est donc la grand-mère qui se charge de la gamine depuis le divorce de ses parents. Tout en faisant des reproches incessantes Ă  YukĂ´ sur son style de vie!

Le Club des Divorcés de Kazuo Kamimura

Au fil du manga, on dĂ©couvre les doutes et les difficultĂ©s de YukĂ´. Patronne de bar et hĂ´tesse, elle est une femme indĂ©pendante, mais qui a la culpabilitĂ© d’ĂŞtre une mère absente. Elle ne regrette cependant pas d’avoir divorcĂ© de son mari, un pianiste au caractère difficile, et d’avoir refusĂ© une pension alimentaire pour ĂŞtre libre! MĂŞme si dans cette sociĂ©tĂ© conservatrice, les femmes divorcĂ©es sont très mal vues.

Ce que j’ai pensĂ© du « Club des DivorcĂ©s »

Comme vous le devinez sur les photos, un des grands plaisirs de lire ce manga, ce sont les dessins élégants de Kazuo Kamimura!

Retour de lecture: Le Club des Divorcés

Sinon, ce n’est pas tant pour l’histoire, qui n’est pas pleine de rebondissements, que pour l’ambiance et les personnages que j’ai apprĂ©ciĂ© cette lecture en deux tomes. Le « Club des DivorcĂ©s » nous plonge dans le quotidien solitaire de Yuko, et Ă  travers lui dans le monde de la nuit tokyoĂŻte. Son bar et ses employĂ©s forment comme une petite famille attachante. L’auteur nous immerge dans cette atmosphère en nous racontant des moments anodins du quotidien.

S’il ne passe pas grand chose en soit, il rĂ©ussit Ă  brosser par touches le portrait de son hĂ©roĂŻne, avec finesse et Ă©motion. Comme souvent dans les mangas, il y a beaucoup de choses qui se devinent et ne sont pas exprimĂ©es explicitement. Cela peut ĂŞtre un peu frustrant, mais cela contribue aussi Ă  la poĂ©sie de cette BD. J’ai apprĂ©ciĂ© cette chronique sociale, qui sans Ă©mettre de jugement, met en scène la mystĂ©rieuse vie d’hĂ´tesse de bar d’une part, ainsi que les doutes de Yuko sur sa vie et sur… l’amour.

MĂŞme si ce n’est pas le manga le plus facile d’accès, avec un thème sĂ©rieux sans ĂŞtre dramatique, c’est une lecture dont les personnages m’ont touchĂ©e! Je lirais en tout cas avec curiositĂ© d’autres Ĺ“uvres de cet auteur comme celle-ci...ou celle lĂ  –  avec l’envie de voir d’autres de ses magnifiques dessins!

× Retrouver le tome 1 du Club des Divorcés sur Amazone* ×

MANGA: Le Club des Divorcés de Kazuo Kamimura

Et vous, connaissez-vous cet auteur? Vous lisez quoi en ce moment?

4 comments on “Lecture: Le Club des DivorcĂ©s”

  1. J’ai lu le premier volume de ce manga et ce que tu dis reflète ce que j’en ai pensĂ©. J’ai mis un peu de temps Ă  entrer dans l’histoire mais une fois dedans, j’ai apprĂ©ciĂ© les personnages. Et les dessins sont magnifiques.

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