Avis sur le roman japonais "La Maison de l'arbre joueur" de Lian Hearn

J’ai eu un coup de cœur pour cette histoire passionnante qui se déroule dans le Japon féodal, et qui met en scène une héroïne féministe tenace: Tsuru. Voici donc mon avis sur « La Maison de l’Arbre Joueur », un roman de Lian Hearn.

Attirée par la couverture et sa belle illustration, j’ai pioché ce livre un peu par hasard dans une librairie! J’ai décidé de l’emporter après avoir lu le résumé, et bien m’en a pris: cela s’est avéré une superbe découverte! Forcément, étant très attirée par le Japon, j’aime me plonger dans des histoires qui se passent dans ce pays…

→ Ce livre est publié en poche chez Folio (9 €).

L’intrigue de « La Maison de l’Arbre Joueur »

Le contexte

Le roman débute en 1857. À l’époque, le Japon vit replié sur lui-même et veut se protéger des influences étrangères. Beaucoup de Japonais pensent qu’il faut chasser les étrangers et leur faire la guerre, et les habitants ne voyagent pas en-dehors des frontières! Une révolution couve en parallèle, préparée par de jeunes samouraïs courageux souhaitant bousculer l’ordre établi, et qui sont prêts à donner leur vie pour un idéal de courage.

L’héroïne

Mon avis sur le roman japonais "La Maison de l'arbre joueur" de Lian HearnLa maison de l’Arbre joueur, dans le domaine du Chôshû, est le lieu où habite l’héroïne, Tsuru, avec sa famille. Cette jeune femme vit mal le poids des traditions ancestrales et rêve de suivre les traces de son père en devenant médecin. Un rêve impossible…  Elle a pourtant appris à soigner à ses côtés.

Face à l’injustice qui la cantonne à un rôle d’épouse, elle tente de faire plier le destin avec courage en prenant l’apparence d’un homme et en rejetant toutes les conventions. Elle se rend alors au plus près de la guerre pour soigner les hommes dans une période de violences.

En chemin, elle rencontre une galerie de personnages hors du commun, dont de nombreux samouraïs. Les luttes d’influence entre les différents clans se terminent irrémédiablement dans le sang… Et Tsuru se retrouve au cœur d’un monde de subversions, d’intrigues politiques et d’amours interdites.

« À travers l’inoubliable destin de Tsuru, symbole de l’émancipation de son pays, l’auteur de la saga best-seller Le Clan des Otori raconte ici une grande histoire d’amour et de guerre, d’hommes et de femmes, dans un Japon fascinant. »

(Extrait de la description du quatrième de couv)

VOIR LE ROMAN SUR AMAZONE

 

L’auteure: Lian Hearn

Notez que l’auteure de ce roman n’est pas japonaise, mais australienne! Lian Hearn s’est beaucoup documenté sur les aspects historiques lors de séjours d’études dans le domaine de Chôshû. Elle a également signé une série à succès en 5 tomes sur le Japon: Le Clan des Otori  – que je n’ai pas encore lu mais qui va atterrir sur ma liste du coup! Son style est élégant et jamais ennuyeux, malgré le poids des détails historiques.

Pourquoi j’ai aimé ce roman!

« La Maison de l’Arbre joueur » m’a vraiment emportée dans le quotidien du Japon féodal – malgré la complexité du contexte historique qui peut perdre le lecteur non averti. On se raccroche au personnage de Tsuru, l’héroïne du livre, qui souhaite devenir médecin, comme son père –  malgré le fait qu’elle est une femme.

Le roman tourne autour de samouraïs qui prônent des valeurs comme l’héroïsme, la loyauté et le courage. « La Maison de l’Arbre joueur » nous emmène dans le passé mouvementé du Japon tout en critiquant la place des femmes dans le pays, un aspect féministe qui m’a particulièrement plu!

J’ai eu franchement de la peine à suivre le côté historique, avec les différents clans et la ribambelle de personnages aux noms japonais (et qui en changent, comme pour compliquer encore les choses). Mais je suis contente d’avoir tenu bon! Et même en laissant quelques aspects historiques m’échapper j’ai aimé la profondeur de cette histoire, qui m’a emportée dans son tourbillon de sentiments, d’espoirs et de violence

Avis sur le roman japonais "La maison de l'arbre joueur" de Lian Hearn

À qui je conseille ce roman?

C’est vraiment une belle lecture, à recommander aux amoureux du Japon et de son histoire… Mais ce n’est pas une lecture facile, c’est un roman long et dense! Je vous le recommande seulement si vous êtes curieux de vous plonger dans le contexte historique du Japon à cette époque tourmentée.

Je suis vraiment ravie de ma lecture, d’autant plus que j’avais été déçue par les deux derniers romans lus avant celui-ci (ne cherchez pas sur le blog, je ne vous en ai pas parlé du coup! )

Si vous voulez vous plonger dans le Japon d’autrefois avec un roman plus léger, je vous parlais aussi des enquêtes d’un certain inspecteur à Edo ♥ par ici…

Et vous, avez-vous des romans en lien avec le Japon à me conseiller? ^^

3 comments on “Roman japonais: La Maison de l’Arbre Joueur”

  1. Coucou et bravo pour ton joli blog. Je suis lorraine d’adoption et comme toi j’ai des origines suisses, j’ai de la famille à Rolle et à Monthey, je ne sais pas si ça te parle ! Je suis en train de lire « Les évaporés » de Thomas Reverdy, l’histoire d’une disparition, avec de belles descriptions du Japon dans le contexte post-tsunami… je te le conseille.

    • Bonjour Aphrodite, Merci beaucoup pour ton gentil mot!!
      Eh ben tiens, une autre Suissesse en Lorraine héhé! Oui bien sûr cela me parle Rolle et Monthey – même si j’ai grandi du côté de Neuchâtel moi <3
      Je n'ai pas lu ce roman mais je crois en avoir entendu parler, merci beaucoup pour ton conseil je vais aller voir ça!
      Alors est-ce que tu es aussi attirée par le Japon? Entre la Lorraine et la Suisse, cela nous ferait beaucoup de points en commun haha.

  2. Je n’ai jamais entendu parler de ce roman, mais il a l’air d’être sympa ! Je recherchais justement un nouveau bouquin pour me changer les idées ! Merci et à bientôt !

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