Ni d'Eve ni d'Adam devient Tokyo Fiancee au cinema

Je n’ai pas lu tous les romans d’Amélie Nothomb, mais ceux qui évoquent son expérience du Japon m’ont tous profondément touchée. C’est le cas de « Ni d’Ève ni d’Adam », qui raconte comment Amélie, la vingtaine, a été fiancée à un Japonais de bonne famille, tombé amoureux d’elle!

« Ni d’Eve ni d’Adam »: l’histoire

Ce récit autobiographique, drôle et sensible, évoque le clash culturel inévitable entre un Japonais et une Belge. Des quiproquos de langue et de coutumes ponctuent cette histoire d’amour pas comme les autres. Les amants apprennent à se connaître en tant qu’individus, autant qu’ils apprennent à connaître la culture de l’autre. La rencontre avec les parents, étape crainte de toute relation, prend une tournure encore plus difficile à cause du fossé culturel. Et pourtant Amélie, qui veut devenir japonaise, parle couramment la langue! Rinri, de son côté, étudie le français. C’est d’ailleurs ainsi qu’ils se sont rencontrés, car Amélie lui donne des cours particuliers. Il la présentera d’ailleurs maladroitement comme « sa maîtresse »!

Pour la chronologie: ce roman débute avant l’entrée de l’écrivaine dans la terrible entreprise nippone qui lui inspirera son roman « Stupeurs et tremblements« , et se termine juste après.

Une adaptation au cinéma, « Tokyo Fiancée »

Et puis après avoir terminé le livre, j’ai remarqué que « Ni d’Ève ni d’Adam » a été adapté au cinéma par le réalisateur belge Stefan Liberski. Le film est sorti l’an dernier, sous le titre plus explicite « Tokyo Fiancée« , et est enfin arrivé sur les écrans français en mars. J’ai vraiment hâte de le voir! J’ai tellement aimé ce livre que je me réjouis d’en découvrir une interprétation sur grand écran, et l’idée de me balader encore au Japon par film interposé me plaît évidemment! (Oui, oui, je rêve vraiment d’y retourner! )

J’ai adoré la bande-annonce, à voir ci-dessous, avec une intervention de l’auteure. Elle a été séduite par le film tiré de son roman.


« Tokyo Fiancée« , tiré du roman d’Amélie Nothomb

Mon avis sur le roman « Ni d’Ève ni d’Adam »

L’inénarrable Amélie Nothomb fait entendre sa voix unique, à la fois sensible, de mauvaise foi, égoïste et irrésistiblement libre dans ce roman. Elle chante encore son amour du Japon, pays chéri de ses plus jeunes années, tout en racontant ses déboires. On découvre avec elle quelques aspects de la vie au quotidien à Tokyo. Les dialogues entre elle et Rinri, et les quiproquos qui en découlent, sont très drôles. Le roman évoque aussi la tendresse d’un amour de jeunesse, quand tout semble possible mais qu’aucune voie n’est encore tracée. À la croisée des chemins, que choisira Amélie? Rester dans ce pays adoré, ou lui tourner le dos? Comme dans ses autres livres autobiographiques, j’ai trouvé Amélie Nothomb – l’auteur comme le personnage – terriblement attachants.

Envie de le lire? Vous pouvez retrouver le roman « Ni d’Ève ni d’Adam » sur Amazone (lien affilié) et me permettre de m’en offrir d’autres ;)

Et vous, aimez-vous Amélie Nothomb? Quel autre roman d’elle me conseillez-vous?

Je vais commander « Le Sabotage amoureux », seul roman de son enfance que je n’ai pas encore lu – après « La Métaphysiques des Tubes » et « Biographie de la Faim ».

19 comments on “« Ni d’Eve ni d’Adam »: Amélie Nothomb, fiancée à Tokyo”

    • :)
      En plus si tu es en Belgique, note qu’il est sorti déjà l’an dernier dans le pays! Mais du coup il n’est sûrement plus au cinéma.

  1. Je n’aime pas beaucoup Amélie Nothomb mais la bande annonce m’a donné terriblement envie… ! Peut-être vais-je lire le livre en attendant ?

  2. C’est marrant car je viens de finir de lire ce livre ! J’ai adoré aussi. J’ai beaucoup ri mais (je ne spoilerai pas), j’ai aussi été très triste.
    J’ai beaucoup aimé ses livres « Acide sulfurique » et « Une forme de vie ». J’avoue, c’est les seuls que j’ai lus, mais je vais vite me rattraper !!

    • Quel hasard, c’est drôle :) Moi aussi j’ai été très triste au fil des pages…
      Merci pour tes conseils concernant ses autres romans, je prends note!

  3. J’ai connu Amélie Nothomb par « Ni d’Eve ni d’Adam », de tous ses livres que j’ai lus, c’est celui qui m’a le mieux plu. Et la bande annonce me donne bien envie d’aller voir le film.

  4. Bonsoir,
    Je n’ai jamais lu de livres d’Amelie Nothomb (c’est pas faute d’en entendre parler) et je suis allée voir le film la semaine dernière (sans voir vu la bande annonce !).
    J’ai beaucoup aimé, vraiment léger et décalé mais vrai je trouve dans l’espèce de malaise et incompréhension que la jeune fille ressent parfois vis à vis du Japon.
    Enfin vas y, ça change vraiment de tout ce qui sort au ciné.
    J’espère que tu nous diras ce que tu en as pensé !
    Bonne fin de soirée

    • Merci de tes retours sur le film! Cela me donne encore plus envie d’y aller. J’aime bien l’idée que cela change de ce qu’on voit ces jours au ciné :) J’essayerai d’ajouter un petit avis en Edit de ce billet après l’avoir vu!

  5. Je n’etais pas du coup au courant du film, merci pour l’info. Je ne manquerai pas de le visionner avec mon compagnon qui est japonais, c’est toujours rigolo de comparer.

  6. Je ne supporte pas cette auteur. Mais alors pas du tout. Stupeur et tremblements m’a en particulier choquée tellement c’est d’une mauvaise foi, et il a blessé les japonais. Si c’est du second degré, c’était un peu raté côté nippon. Beaucoup de gens ont pris cette vision du Japon pour argent comptant. Alors je n’ai pas envie de pousser plus loin mes lectures, tellement j’ai peur de voir la culture japonaise et ce Japon que j’aime, se faire maltraiter à travers ses histoires. C’est sans doute un peu arbitraire de passer à côté d’un film qui pourrait être intéressant.

    • Eh bien, c’est intéressant d’avoir ton point de vue! Je crois que dans Stupeur et tremblements, on voit son incapacité à comprendre la culture d’entreprise à la japonaise, ce qui lui vaut bien des déboires. Mais toi tu as surmonté ça, non? Je t’admire en tout cas. C’est vrai que du coup, j’ai une image effrayante du monde de l’entreprise nippon – mais pas qu’à cause d’elle. Je ne trouve pas qu’elle maltraite le Japon dans Ni D’Eve ni d’Adam, mais ton point de vue dessus serait sûrement différent… En pensant aussi qu’elle a vécu le Japon quand elle avait 20 ans – certaines choses ont dû bien changer depuis! Bref, si tu le lis un jour ou que tu vas le voir au ciné, je serais curieuse d’avoir ton ressenti!

  7. Personnellement, j’ai lu les deux livres « stupeurs et tremblements » et « ni d’Eve ni d’Adam » et j’avoue qu’ils se dévorent tout seul. J’ai vu le premier film, mais pas encore Tokyo Fiancée, et il me tarde de le voir.

    Je vois souvent certains critiquer en disant « elle fait du mal au Japon … » etc … Mais j’ai envie de dire que c’est une vision comme une autre, à partager ou pas et que le monde de l’entreprise au Japon est extrêmement complexe à aborder pour un étranger, voir quasi impossible à comprendre.

    Pour ce qui est d’Amélie Nothomb, le « gros problème » c’est que si on lit uniquement « stupeurs et tremblement » on pense qu’elle a détesté le Japon et que tout allait mal, alors qu’il n’y avait pas que du mauvais dans son séjour, très loin de là. Et c’est peut-être ça son tort, avoir écrit un livre qui donne du négatif à souhait mais ne montre pas les à côtés.

    Mais, pour ceux qui critiquent, pour critiquer (parce que la critique est facile hein), il faut lire plus encore, notamment des livres tels que « The blue eyed salaryman » pour avoir des visions concordantes sur de nombreux points et se rendre compte qu’elle ne dit pas que des conneries.

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