Avis sur le livre "ZĂ©ro DĂ©chets"! #greenattitude

J’ai piochĂ© des astuces vertes dans le livre « ZĂ©ro DĂ©chet » de BĂ©a Johnson, une mère de famille qui a adoptĂ© un mode de vie anti-gaspi.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai dĂ©vorĂ© rĂ©cemment. Pas de roman, mais le tĂ©moignage d’une femme qui a dĂ©cidĂ© de changer drastiquement de mode de vie, et de se dĂ©barrasser de sa poubelle!  « ZĂ©ro DĂ©chet » est une lecture inspirante, oĂą BĂ©a Johnson dĂ©crit l’Ă©volution de son mode de vie, en partageant un tas d’astuces pratiques.

C’est ma copine Maguelonne des Chroniques de Myrtille qui me l’a offert (<3). C’est qu’on partage un petit penchant pour la green attitude toutes les deux!

Qui est BĂ©a Johnson, auteure de ZĂ©ro DĂ©chet?

Pour le contexte, il est important de connaĂ®tre le background de l’auteure! BĂ©a Johnson est une Française expatriĂ©e en Californie, et mère de famille, qui a embrassĂ© le rĂŞve amĂ©ricain avant d’en revenir. C’est en quittant son immense maison de 280 m2 remplie de babioles pour une plus petite qu’elle a commencĂ© Ă  « simplifier sa vie ». Chez elle, cette tendance ressentie comme libĂ©ratrice a virĂ© Ă  l’obsession. Elle a fini par devenir très Ă©colo, et son combat est d’empĂŞcher les dĂ©chets (emballages, objets jetables ou Ă  durĂ©e de vie courte, prospectus, etc) de passer le pas de sa porte!

Elle a rĂ©ussi son dĂ©fi: actuellement, sa famille parvient Ă  ne produire qu’un bocal de dĂ©chets par annĂ©e. Elle prĂ©cise dans son livre qu’atteindre le zĂ©ro dĂ©chet absolu reste impossible aujourd’hui, « compte tenu des pratiques industrielles actuelles » (emballages, suremballages et gaspillage, bonjour!) et que c’est en fait un idĂ©al.

Des astuces que je retiens du livre « Zéro Déchet »

Évidemment, difficile de se retrouver dans la position de BĂ©a Johnson, qui est très extrĂŞme. Je ne suis personnellement pas une dĂ©croissante. Pourtant, son virage est inspirant, et nous pousse Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  nos propres habitudes, Ă  voir ce qu’on pourrait amĂ©liorer dans notre routine.

J’ai par exemple pris conscience d’une chose: remplir le bac Ă  recyclage de la cuisine chaque semaine, un geste dont j’Ă©tais satisfaite, n’est pas la panacĂ©e. Le mieux serait de remplacer ces dĂ©chets Ă  traiter par… des emballages rĂ©utilisables. La solution: acheter en vrac, en se rendant au magasin avec ses propres sacs ou sachets en tissu, rĂ©utilisables. Une piste intĂ©ressante!

CĂ´tĂ© maquillage, elle partage des astuces, dont Ă©toffer ses sourcils avec du cacao ou utiliser de la maĂŻzena comme poudre libre, ainsi que des recettes pour fabriquer son propre baume Ă  lèvres. Je ne me vois pas me mettre du cacao sur le visage et je garde mon crayon Ă  sourcils, mais c’est une idĂ©e surprenante! J’en retire qu’il faut savoir dĂ©tourner l’utilisation de certaines choses – qui peuvent remplacer l’usage d’autres.

Au rayon « ménage »

Au chapitre dĂ©diĂ© Ă  l’entretien, j’ai Ă©tĂ© très intĂ©ressĂ©e par ses recettes, Ă  base de vinaigre blanc, savon noir et bicarbonate de soude, pour nettoyer toute la maison. Je vous avais dĂ©jĂ  dit que j’Ă©tais en guerre contre les dĂ©tergents toxiques ici – du coup ces alternatives très simples me parlent. J’utilise depuis un moment du vinaigre blanc et une pierre d’argile pour nettoyer certaines choses – je suis toujours ravie par leur efficacitĂ©.

Et au mĂŞme chapitre, elle me donne envie de diminuer mon usage de sopalin. L’idĂ©e est par exemple de dĂ©couper des petits chiffons dans un vieux drap, pour avoir une sĂ©rie d’essuie-tout prĂŞts Ă  utiliser dans la cuisine. Ă€ jeter dans le lave-linge quand ils sont sales! Après avoir adoptĂ© les cotons dĂ©maquillants lavables, ça me semble logique.

Je prĂ©cise que dans « ZĂ©ro DĂ©chets », l’auteure ne veut pas afficher (heureusement!) une position moralisatrice. « Le plus petit pas a un effet positif, chacun Ă  sa mesure, » dit-elle. MalgrĂ© cela, Ă  la lecture de cet ouvrage, je me sens un peu complexĂ©e et inefficace face Ă  tous les efforts qu’elle fait… Cela donne envie d’adopter de nouveaux gestes verts.

Pied de nez Ă  la surconsommation

Sa dĂ©marche va au-delĂ  des simples dĂ©chets: elle tente aussi de simplifier sa vie en consommant un minimum d’objets et en Ă©liminant le maximum de choses matĂ©rielles de son intĂ©rieur. Sa garde-robe est plus que minimaliste, et elle prĂ©conise de se dĂ©barrasser de son essoreuse Ă  salade, sa machine Ă  gaufres ou son appareil Ă  raclette (mes origines suisses me donnent envie de crier au scandale!). Elle conseille aussi de virer ses disques et ses livres – vive le numĂ©rique – un point de vue qui hĂ©risse les poils de la collectionneuse de bouquins et de CDs que je suis! Une jolie bibliothèque, ça fait plaisir quand mĂŞme, non?

Son besoin drastique de se dĂ©barrasser de tout ce qui est superflu et de tourner le dos au shopping s’explique sĂ»rement par le fait qu’elle ait vĂ©cu dans l’autre extrĂŞme. Avant d’adopter cette vie de dĂ©nuement monacal, il faut se rappeler qu’elle a trempĂ© dans l’univers inverse, huppĂ©, cossu, oĂą les dollars doivent ĂŞtre apparents. Ce qu’elle raconte en toute franchise dans certains passages. Son parcours est assez cocasse!

Ce que j’en retire, c’est le credo: « Consommer moins, mais mieux« . Comme elle le dit très justement: « Acheter, c’est voter ». J’essaie d’acheter des appareils qui vont durer (croise-moi les doigts) plutĂ´t que des premiers prix, je continue de rechercher des fruits et lĂ©gumes bio, je m’interroge sur les cosmĂ©tiques et si je n’ai pas encore rĂ©ussi Ă  consommer des vĂŞtements français, j’y rĂ©flĂ©chis toujours. J’Ă©vite aussi d’acheter des objets jetables ou cheap en plastique… Des petits rĂ©flexes de consommation.

Faire du tri, à défaut de faire le vide!

MĂŞme si je vais donc garder mon prĂ©cieux appareil Ă  gaufres tout au fond du placard, il y a des conseils et un mode de pensĂ©e que je vais pouvoir appliquer moi aussi… Vous le savez peut-ĂŞtre, je viens de dĂ©mĂ©nager et je dĂ©fais mes cartons, qui Ă©taient restĂ©s depuis un an dans un coin (pendant que j’Ă©tais en balade au QuĂ©bec, puis de retour dans un trop petit appart pour les rĂ©cupĂ©rer Ă  Montpellier). J’ai une furieuse envie de faire du tri parmi ces affaires dont je n’ai pas eu besoin pendant si longtemps! CĂ´tĂ© penderie aussi, je m’en suis sortie avec le contenu de deux valises pendant un an et demi – alors retrouver tous mes cartons de fringues me fait me rendre compte qu’il faut que je me sĂ©pare d’une bonne partie.

Les conseils qu’elle donne pour oser se dĂ©barrasser de certaines choses et se dĂ©culpabiliser vont m’ĂŞtre utiles. Oui, il faut oser donner ce dont on n’a plus besoin / envie, mĂŞme s’il s’agit d’un cadeau ou de quelque chose qui a coĂ»tĂ© cher. J’ajouterai: et surtout si c’est quelque chose « qui peut encore servir »!

ZĂ©ro DĂ©chets, un livre inspirant de Bea JohnsonEn tout cas, j’ai dĂ©vorĂ© « ZĂ©ro DĂ©chets« , mĂŞme si je ne me reconnais pas dans ce mode de vie extrĂŞme, Ă©tant une Ă©colo « light » (sans sucres ajoutĂ©s). Il donne un tas d’idĂ©es Ă  piocher pour faire plus attention Ă  son impact sur la planète, ainsi que des conseils pratiques et des recettes. C’est un bon livre de rĂ©fĂ©rence, dans lequel je me replongerai souvent!

Si vous souhaitez le trouver sur Amazone, le format poche chez J’ai lu coĂ»te 7€ et le grand format 17 € aux Ă©ditions Les Arènes. Pour ceux qui prĂ©fèrent la version en VO: « Zero Waste Home: The Ultimate Guide to Simplifying Your Life by Reducing Your Waste »

Et vous, connaissez-vous ce livre? Ces questions-là vous font-elles aussi réfléchir à votre mode de vie?

6 comments on “Livre: ZĂ©ro DĂ©chet, le dĂ©fi de BĂ©a Johnson”

  1. Merci pour cette critique très honnĂŞte! Personnellement, j’essaie moi aussi de rĂ©duire considĂ©rablement mes dĂ©chets, et j’y arrive pas mal. Mais je suis quand mĂŞme loin d’arriver Ă  un bocal par an. J’acheterai bien le livre pour savoir quelles sont toutes ses astuces.
    Comme elle, j’essaie de me « dĂ©barrasser » de tout ce qu’il y a de superflu chez moi. Je trouve qu’on y voit plus clair et qu’on se concentre plus sur l’essentiel. J’ai beaucoup trop d’affaires, de choses dont je ne me sers pas et qui m’encombre dans mon petit chez moi.

    Mais comme tu dis, il faut aussi savoir prendre du recul et garder son appareil Ă  raclette si on en a envie ! :p

  2. J’avais vu une Ă©mission avec BĂ©a Johnson et franchement, mĂŞme si j’essaie de consommer local et de saison, mĂŞme si je suis en train de de nettoyer ma salle de bain des produits aux composants chimiques, si je recycle mes dĂ©chets, si je fais attention Ă  la composition de mes vĂŞtements, etc. cette femme est un peu trop extrĂ©miste pour moi. Par contre, c’est vrai que je n’avais pas pensĂ© Ă  aller avec un sac en tissu acheter mes lĂ©gumes et que je pourrais adopter cette dĂ©marche :) Pour le reste, je ne suis pas non plus prĂŞte Ă  me dĂ©barrasser de mon four Ă  raclette (sacrilège) et mon four Ă  gaufre!

  3. Après avoir lu le livre, c’est aussi trouvĂ© que c’Ă©tait un peu extrĂŞme, mais j’ai quand mĂŞme fait quelques petits changements ici et lĂ  en m’inspirant de ses conseils et en voyant mes dĂ©chets diminuer, ça m’a juste motivĂ©e Ă  continuer!

    Faut dire que ce qui m’a aidĂ© Ă  ne pas me dĂ©courager, c’est qu’il y a des trucs que je n’ai tout simplement pas Ă  appliquer (tout ce qui touche au maquillage, au jardinage et aux enfants, entres autres)!

    En date d’aujourd’hui, je produis un bocal de dĂ©chet par mois. C’est dĂ©jĂ  Ă©norme pour moi! Je ne sais pas si un jour j’arriverai Ă  la cheville de la famille de 4 de BĂ©a, mais je suis dĂ©jĂ  très fière du rĂ©sultat de mes efforts!

    Mais comme tu dis, un petit geste c’est mieux que rien du tout. :)

    • Wahou, juste un bocal par mois c’est si peu! Tu es une championne Jule. C’est impressionnant!
      Ce qui me chagrine le plus perso, c’est de ne pas avoir trouvĂ© de solution pour composter les Ă©pluchures de fruits et lĂ©gumes! Que ça allègerait ma poubelle… Enfin, j’ai changĂ© de ville française, peut-ĂŞtre qu’ici je vais trouver une solution.
      Une belle semaine Ă  toi, et bravo pour tes efforts.

  4. IntĂ©ressant, ça me donne envie de livre l’ouvrage. Je veux bien croire que certains passages puissent ĂŞtre extrĂŞmes, c’est souvent le cas mais aussi le but de vraiment pousser l’expĂ©rience Ă  son maximum.

    Cela dit, je suis sûr de pouvoir en tirer quelques astuces à mon échelle et faire quelques efforts supplémentaire. Au boulot ;)

    • Oui, il ne faut juste pas se braquer en lisant ces passages: Ă  chacun d’adapter les conseils qui lui conviennent le mieux :) Et des idĂ©es, il y en a plein dans ce petit bouquin.

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