Locavore: les tomates poussent très bien en France

Un petit billet vert ! Après avoir découvert un lot de pommes néo-zélandaises dans mon supermarché, j’ai eu envie de partager un coup de gueule avec vous… 

Cela faisait longtemps que je n’ai pas mis une note green sur le blog:  l’astuce d’écolo du dimanche du jour est de soutenir les producteurs de fruits et légumes de France. Encore un petit geste peu contraignant!

J’ai adopté ce réflexe d’acheter la production française en priorité depuis mon installation dans l’Hexagone (avant, en Suisse, j’avoue que je ne faisais pas gaffe). À présent, lorsque j’ai le choix entre une tomate marocaine et une tomate française, je choisis celles qui ont poussé dans le pays lorsque je papillonne au rayon des fruits et légumes de mon immense supermarché (sans blague, en France les grandes surfaces sont gigantesques). Pourquoi consommer une tomate qui vient de loin alors qu’on en produit chez nous? Je préfère acheter la production de mon pays d’accueil plutôt que d’économiser 30 centimes!

Parce que #1 je veux soutenir nos agriculteurs. L’idée qu’un jour ils mettent tous la clef sous la porte et qu’on soit dépendants d’autres pays pour nous nourrir me semble dérangeante (un bon scénario de roman de science-fiction à la Bacigalupi, non?).

Raison#2… à cause de l’écologie, pardi! Ma tomate qui vient de loin pollue plus. Et elle arrive moins fraîche de son séjour en avion. En plus, je ne sais pas dans quelles conditions humaines elle a été produite. Alors, comme j’ai le choix, je place les tomates françaises dans mon caddie.

Pour être un vrai locavore, il faudrait même privilégier les produits de la région où l’on vit! Ce que je fais lors de mes excursions au marché bio des Arceaux de Montpellier, non loin de chez moi :) Pour en savoir plus, voici une page réunissant quelques pistes locavores en France (paniers bio, achats en circuits courts).

Fruits de la tentation

Bananes, ananas et avocats voyageurs

Par contre, je ne suis pas sectaire et j’achète des bananes qui viennent de l’autre bout du monde sans état d’âme. Je continuerai jusqu’à ce qu’on me présente une banane française. Je ne suis pas prête à me priver non plus d’avocats ou d’ananas occasionnels parce qu’ils viennent de loin. (Je suis une écolo « du dimanche », pour ceux qui n’ont pas compris, cela signifie que je suis loin d’être une extrémiste de la green guérilla.)

Mais quand même, il me semble que quand un fruit ou un légume pousse dans nos contrées, favoriser la production nationale, c’est faire un petit geste (éco)logique, pas très contraignant mais tellement important pour notre planète et nos agriculteurs.

Le consommateur a le pouvoir! Alors le principe locavore, j’adore. Et vous?

La pomme de la discorde

Je vais vous raconter une anecdote absurde pour clore ce petit billet. Je suis tombée des nues plus tôt cette année lors d’une session de courses, alors que je voulais acheter des pommes. J’ai attrapé le premier fruit qui m’est tombé sous la main, j’ai levé les yeux machinalement pour vérifier la provenance… et j’ai failli la balancer à travers Carrefour en hurlant « Non mais ça va la tête ou bien? » De Nouvelle-Zélande, qu’elle venait, cette pomme!!! Vous vous rendez compte? Comme si on n’en produisait pas assez ici! Et puis, y’a de la main d’œuvre exploitable en New Zealand, pour que le kilo de pommes soit au même prix que celui de Robert, petit exploitant fruitier du coin? Cela m’a d’autant plus surprise.

En plus, je ne veux pas d’une pomme qui a plus voyagé que moi, groumpf.

Et vous, scrutez-vous les étiquettes au supermarché pour acheter français / suisse / autre? Êtes-vous des locavores convaincus ou des écolos du dimanche?

2 comments on “Locavore, j’adore!”

  1. Kantu, quand je lis des billets comme le votre, je ne peux m’empêcher de réagir, et de vous remercier!
    #1 : parce que l’agriculture française, ce n’est pas l’agriculture des paysans, mais celles des français avant tout! Et c’est simplement inadmissible que des pommes françaises ne soient pas compétitives face à des pommes néo-zélandaises! A ce titre, étant acheteur de pallox en bois pour nos propres productions, j’ai été effaré de me rendre compte du nombre impressionnant de pallox d’occasion issus des importations de… pommes néo-zélandaises… votre expérience n’est donc pas un épiphénomène, nous en déplaise!
    #2 : parce que la qualité ne s’achète pas derrière une étiquette de prix, mais derrière une origine CO-NNUE! Hier encore, lors d’une réunion de travail avec des producteurs partenaires, nous avons abordé quelque chose d’abominable : une part significative des produits présents sur les marchés bio… sont achetés chez des producteurs non bio… Vous savez le fameux « pas vu pas pris ». Scandaleux non?

    Pour palier à tout ce mépris qui est fait aux agriculteurs français, je me suis lancé dans une aventure un peu folle, qui porte le nom de monpotager.com. On pourrait presque considérer que tout est dans le nom! En réalité, vous verrez, c’est avant tout du locavorisme, puis de la pédagogie, et surtout de la sympathie, celle de nos producteurs… LO-CAUX!

    Je suis heureux de voir que des gens comme vous défendent le bon sens… Chez nous les paysans, on parle du « bon sens paysan », mais nous n’en revendiquons pas pour autant le monopole!

    A très bientôt pour (ne pas) se raconter des salades… françaises!

    • Bonjour Thierry! Merci de votre commentaire, je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde. C’est vrai que c’est du bon sens, mais il faut encore sensibiliser les gens à ce petit réflexe à prendre: scruter les étiquettes :)

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