Vous aviez peut-être vu ma PAL de l’été sur Instagram, je vous fais un petit retour sur les livres que j’ai lus en août…

Cet été, j’ai eu l’ambition de donner un petit coup à ma Pile à lire, qui s’est depuis longtemps transformée en deux « rayons d’étagère à lire ». Les livres semblent trouver tous seuls le chemin de mon appart, et adorent s’accumuler partout, dans toutes les pièces… Ah, je vous reparlerai de ma PAL!

Comme je fais du tri chez moi depuis le printemps, j’ai décidé de me pencher sur ces romans que je stocke depuis longtemps (certains des années)(mais genre, vraiment deeees annééées), et que je n’ai jamais le goût de piocher. Je me dis que je les lirai un jour, une prochaine fois… Je me suis donc un peu forcée à les poser sur ma table de nuit!

Du coup voici de courtes chroniques de ces romans découverts en août, un choix complètement hétéroclite!

→ Voir la rubrique Romans du blog

Chroniques de mes romans de l'été sur le blog Birds & Bicycles

Chroniques de romans: derniers livres lus

Le retour au pays de Jossel Wassermann, d’Edgar Hilsenrath - avis sur des romans sur le blog Birds&BicyclesLe retour au pays de Jossel Wassermann, d’Edgar Hilsenrath

 « Jossel Wassermann fait son testament à  Zurich, et lègue l’histoire de sa famille et de son village natal, Pohodna. Le petit monde juif d’Europe centrale reprend vie à travers son récit, avec ses personnages pittoresques. »

Un roman au style vraiment intéressant, qui virevolte entre poésie et élucubrations très terre-à-terre. Il y aussi les passages psychologiquement violents de la déportation des Juifs du village, le long voyage en train… C’est cette partie lourde de sens au début du livre que j’ai préférée. Ce roman, je l’ai picoré plutôt que de lire de manière linéaire, il s’y prêtait bien puisqu’il se découpait en différents petits contes. C’est vraiment un style très particulier, mais intéressant, qui ne plaira pas à tout le monde.

Extrait:

La guerre. Un froid glacial s’est abattu sur le village de Pohodna. Les habitants juifs de ce shtetl ont reçu l’ordre de rejoindre le wagon qui les attend à la gare. À l’intérieur, oubliant l’obscurité et la crainte, le rabbin confie à l’esprit du vent : « Les goys sont stupides. En ce moment ils pillent nos maisons. Et ils creusent le sol de nos jardins. Et ils croient que nous avons laissé là-bas tout ce que nous possédions. Et ils rient dans leur barbe. Mais ils ne savent pas que nous avons emporté le meilleur. » « Et c’est quoi, le meilleur ? » demande le vent. Et le rabbin de répondre : « Notre histoire. Elle, nous l’avons emportée avec nous. »

Aux éditions Le Tripode. PS. J’adore l’illustration de couverture de Henning Wagenbreth !

Ce que le jour doit à la nuit - Avis & chroniques de livres sur le blog lifestyle & culture Birds&BicyclesCe que le jour doit à la nuit, de Yasmina Khadra.

Non, je n’avais pas choisi des livres très légers pour cet été, c’est vrai! Dans Ce que le jour doit à la nuit, l’auteur Yasmina Khadra déroule la vie d’un jeune homme autour d’Oran, en Algérie (le pays natal de l’auteur). Né dans une famille de paysans pauvres, qui ont tout perdu, Younes sera adopté par son oncle pharmacien. Il devient alors « Jonas », et s’intègre au milieu des pieds-noirs aisés. De sa jeunesse insouciante dans les années 30 aux débuts de la guerre d’indépendance de l’Algérie, on suit ce personnage..

C’est une histoire émouvante, qui parle d’amitié, mais surtout d’injustice et de misère. Il y a une incroyable nostalgie dans ce récit. J’ai aussi été étonnée de ne pas m’attacher et de ne pas tant aimer les personnages, je me suis plutôt sentie comme un témoin de leur histoire. C’est un livre qui se lit vraiment facilement, et qu’on garde encore un moment dans un coin de son esprit. D’autant plus qu’il raconte un pan de l’histoire entre la France et l’Algérie.

→Lire cette chronique complète du roman dans Le Monde des Livres pour en savoir plus. « C’est l’histoire de deux peuples qui ont chéri ensemble, pendant plus d’un siècle, la même terre avant de s’entre-déchirer. »

Je crois que j’ai attendu très longtemps pour piocher ce livre, reçu de ma famille, car je déteste la couverture, que je trouve très ennuyeuse et qui m’inspirait pas grand chose.

Chez Pocket (7 €) – Voir aussi le roman sur Amazone par ici

Patagonia Express (en VF Le Neveu d’Amérique) de Luis Sepúlveda. Rubrique romans du blog culture & lifestyle Birds & BicyclesPatagonia Express (en VF Le Neveu d’Amérique) de Luis Sepúlveda.

J’aime beaucoup cet auteur, connu pour être un grand conteur, et que vous connaissez sans doute pour le magnifique « Le vieux qui lisait des romans d’amour » (magnifique roman qui nous emmène au coeur de l’Amazonie). J’avais ce petit ouvrage en espagnol depuis très longtemps dans ma bibliothèque, acheté lors d’une signature de l’auteur en Suisse. Il est présenté comme des notes de ses voyages..

D’une époque à l’autre, Luis Sepúlveda raconte des anecdotes tour à tour truculentes ou étonnantes de sa vie, avec un accent sur les rencontres. Actif politiquement depuis sa jeunesse, il est emprisonné au Chili durant deux ans après le coup d’état de Pinochet. Puis, il est exilé durant des années, avec la douleur de ne plus pouvoir revenir dans son pays. C’est une personnalité que je respecte beaucoup pour son engagement, écologique (notamment avec Greenpeace) et auprès de communautés indiennes d’Amérique latine comme les Shuars.

J’appréhendais un peu cette lecture car je suis souvent saoulée par les récits de voyage (sauf ceux de Julien Blanc-Gras) et bien que je comprenne couramment l’espagnol à l’oral, la langue de ma mère, je peine à le lire aussi facilement. L’un dans l’autre, je ne me suis pas facilité la tache, et je suis encore au milieu de ce livre… Un peu de peine à rentrer dedans! On arrive en Patagonie, et j’ai envie de m’accrocher pour lire la suite et le terminer, mais je ressens la petite frustration de perdre certains détails, j’ai l’impression de rater le second degré de certaines scènes.

Extrait:

Nous marchions dans Santiago un matin d’été. Mon grand-père m’avait déjà payé six limonades et autant de glaces qui me gonflaient l’estomac et je savais qu’il guettait le moment où j’aurais envie d’uriner. Peut-être se faisait il véritablement du souci pour mes reins lorsqu’il me demanda :
– Alors, petit ? Tu as pas envie de pisser, bordel ? Avec tout ce que tu as bu !…
Ma réponse logique, celle que j’avais l’habitude de souligner en serrant les jambes, aurait dû avoir l’accent d’une affirmation dramatique. Et lui, crachant le mégot de Farias qui pendait à ses lèvres, aurait soupiré avant de s’exclamer sur le ton le plus didactique :
– Attends, petit. Attends et retiens-toi jusqu’à ce qu’on trouve la bonne église.
Mais ce jour-là, j’avais décidé de mouiller mon pantalon, s’il le fallait, plutôt que de supporter encore une fois les engueulades d’un curé. Le gag consistant à me remplir de limonade pour ensuite me faire pisser à la porte des églises, nous l’avions maintes fois répété depuis que j’avais commencé à marcher et le vieux avait fait de moi son compagnon d’aventures, le petit complice de ces mauvais coup d’anarchiste à la retraite.

Le Neveu d’Amérique de Luis Sepúlveda

→ Cet auteur sud-américain a publié de très nombreux livres! À voir par là.

Fragiles Serments de Molly Keane sur le blog Birds & BicyclesFragiles serments de Molly Keane

Celui-ci, cela a été mon petit bonbon de cet été, alors je vais vous en parler dans un billet dédié rien qu’à luil! À suivre…

Je pense qu’il pourrait plaire aux fans de Jane Austen, avec son ancrage dans la haute société irlandaise! Je vous en parle très vite ;)

En attendant… vous pouvez retrouver d’autres conseils ci-dessous

× Des idées de romans à lire sur le blog! ×

 

Et vous, si vous avez des romans à me conseiller pour la rentrée, des découvertes récentes qui valent la peine, n’hésitez pas! Je suis en quête de nouvelles lectures… (Rhooo je sais je devrais d’abord finir ma PAL)

2 comments on “Challenge PAL: mes lectures d’août”

  1. Vous parlez agréablement de vos lectures. Vous pourriez peut-être si cela vous dit vous proposer comme jury lectrice – je ne me rappelle plus du terme exact – pour le journal ELLE. Je l’ai fait une année je recevais trois livres par mois et il fallait leur envoyer un commentaire et une appréciation pour déterminer le prix des lectrices de ELLE – un policier, un roman, un livre documentaire. On n’est pas payée, mais on garde les bouquins qui sont de l’année.
    Je ne recommencerai pas car je me suis rendu compte que je n’avais quelque chose à dire que pour les livres que j’aimais beaucoup, et encore… quand c’est imposé cela me bloque bêtement.
    Cela vous ferait des livres pour votre étagère !

    Bien amicalement
    Anna

    • Bonjour Anna,
      Merci beaucoup pour votre gentil message, et ce conseil! J’ai aussi entendu parler de ce prix, mais c’est un énorme travail ;)
      Je crois que je vais en rester à chroniquer quelques livres pour le blog quand une lecture me plaît vraiment.
      C’est vrai que c’est plus facile de parler d’un livre qu’on a adoré…
      Une très bonne semaine à vous, et je vous souhaite de belles lectures pour la rentrée !
      Kantutita

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *