La servante écarlate

Un point lecture aujourd’hui! Je me suis plongée dans « La Servante Écarlate » de Margaret Atwood. Ce roman d’anticipation écrit il y a une trentaine d’années est de retour dans l’actualité depuis la sortie de la série qui en est inspirée.

J’ai pu le découvrir grâce à une collab’ avec Robert Laffont (merci à eux) et j’étais très curieuse de lire ce roman qui peut être vu comme féministe.

Première stupeur en tournant ses pages: c’est surprenant de voir à quel point les thèmes qu’il aborde sont actuels aujourd’hui encore! Cela fait froid dans le dos, et en même temps je reste admirative devant le regard de visionnaire de l’auteure, Margaret Atwood. La Canadienne y dépeint en fait une société cauchemardesque, où le ventre des femmes est instrumentalisé et les citoyens se retrouvent dans différentes castes.

L’intrigue de « La Servante Écarlate » en deux mots

Le roman met un moment à démarrer: son rythme reste assez lent, tourné vers l’introspection, dans une très belle langue. Peu à peu, Defred, la Servante Écarlate qui est la narratrice du roman, dévoile le fonctionnement de cette nouvelle société cauchemardesque, menée par des sectes religieuses, et dont l’amour et le sexe récréatif ont été abolis. Fait intéressant: Defred est née dans une civilisation « normale », et a assisté durant sa jeunesse à l’avènement de cette nouvelle société contrôlée. Elle a donc conscience des injustices de ce système, et une forte nostalgie de sa vie d’avant.

Le point de départ est que les produits chimiques (pesticides, polluants) ont fait chuter la fertilité des humains (ça vous rappelle quelque chose?) et du coup, les femmes qui peuvent encore procréer sont réquisitionnées pour vouer leur vie à cette tâche. Elles deviennent des mères porteuses pour les couples de la haute société, et mènent une vie monacale, à leur service. Toujours drapées de rouges, surveillées, sans distraction, elles se nomment les Servantes Écarlates.

La narratrice du récit, qui fait partie de cette caste, dresse le tableau d’une société qui a trouvé une manière drastique d‘abolir les agressions sexuelles, tout en rétablissant la suprématie de l’homme sur la femme. Elle raconte son investissement dans son rôle de Servante, après une période de formation (ou lavage de cerveau) auprès des « Tantes »… Mais je ne vais pas vous en dire plus sur cette société, pour que vous puissiez la découvrir si vous décidez de le lire ou de regarder la série!

La servante écarlate

« La Servante Écarlate » de Margaret Atwood (Éditions Robert Laffont) 11 €

Mon avis sur ce roman

Je fais partie des amateurs de romans d’anticipation, ces récits qui en imaginant le pire, nous font réfléchir aux dérives possibles de notre société. (comme « The Circle » ou « Water Knife » ) C’est pour cela que j’étais curieuse de lire La Servante Écarlate (The Handmaid’s tale en anglais – un clin d’oeil à Chaucer), que j’ai découverte dans sa traduction française. Même s’il a été écrit dans les années 80, il reste très moderne et agréable à lire – sans être bien sûr une lecture satisfaisante. Dans le sens qu’avec ce type de romans, je reste toujours sur mes interrogations, dans l’espoir d’un happy-end, et horrifiée par le monde dépeint dans le livre! Ce roman fait immanquablement écho à des sujets de société actuels (le fait de cacher le corps de femmes pour éviter toute tentation, les mères porteuses, les agressions sexuelles, le pouvoir…). Une lecture salutaire donc, qui fait grincer le cerveau.

Si vous aimez les romans d’anticipation, je ne peux que vous la suggérer!

Et de mon côté, je pense que je vais essayer de trouver la série, dont je n’ai pas encore regardé un seul épisode: je souhaitais terminer le livre d’abord!

→ Retrouvez mes autres conseils de romans par ici!

Et vous connaissez-vous déjà La Servante Écarlate? J’ai hâte d’avoir vos échos et avis sur le bouquin ou la série!

Pour Pinterest ♥

La servante écarlate

2 comments on “Roman glaçant: La Servante écarlate de M. Atwood”

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